Durant la conférence de presse qui a suivi le match comptant pour la 6ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du Monde qui s’est soldé par une victoire du Maroc 2-0 contre la Tanzanie, Walid Regragui a affirmé qu' »il est devenu normal, pour les Marocains, de se qualifier à la Coupe du monde, ils n’ont même pas célébré cette qualification. C’est la preuve que nous sommes devenus une grande sélection. Les Marocains doivent tout de même célébrer cette qualification imminente, qui coïncide avec l’Aïd el-Fitr. Les joueurs ont livré une grande performance et ont fait plaisir au public en assurant une troisième qualification consécutive au Mondial, ce qui est une première dans l’histoire du football marocain ».
« Je suis heureux de voir que le public marocain est en colère contre la performance de l’équipe », a-t-il déclaré. « Je me souviens qu’à l’époque où j’étais adjoint de Rachid Taoussi, les supporters étaient descendus dans la rue pour fêter une simple qualification à la CAN après une victoire contre le Mozambique. Aujourd’hui, ils considèrent une qualification à la Coupe du monde comme normale, ce qui montre que nous avons grandi comme sélection. Ils ont aussi le droit d’être frustrés même en cas de victoire 2-0. »
Walid Regragui a également tenu à rappeler que la porte de la sélection restait ouverte aux joueurs cadres : « Les portes de la sélection nationale sont ouvertes à tous, y compris à Hakim Ziyech et à Sofiane Boufal. Leur retour dépendra de leur forme physique et de leur niveau habituel. Je n’ai peur d’aucune sélection africaine et je ne fais pas de calculs étroits : j’ai confiance en mes joueurs ».
Abordant le volet offensif, le sélectionneur a insisté sur la nécessité d’une contribution collective aux buts marqués : « Je crois que tous les joueurs doivent être capables de marquer, peu importe leur poste. Ce n’est pas un signe de faiblesse de notre sélection, ni le reflet d’un déséquilibre dans notre attaque. Si nous comptons sur un seul joueur pour marquer, alors nous sommes en danger ».
Concernant les joueurs binationaux, Walid Regragui a été clair : « Nous ne pensons pas à intégrer certains joueurs uniquement pour sécuriser leur engagement avec le Maroc. Si un joueur envisage de quitter la sélection, cela signifie que nous avons commis une erreur en le convoquant dès le départ ».
À quelques mois de la Coupe d’Afrique des nations, le technicien marocain a tenu à recadrer les attentes autour de la rotation de l’effectif : « Nous ne sommes pas une sélection de jeunes destinée à donner leur chance à chaque rassemblement à un nouveau joueur. Nous nous préparons pour la Coupe d’Afrique des nations, donc nous devons aligner la meilleure équipe possible. Nous avons dominé la possession et livré une meilleure prestation que lors du précédent match contre le Niger. Le premier but a facilité le match, même si nous avons connu un relâchement en fin de rencontre. Il faudra améliorer certains aspects, notamment sur le plan offensif ».
La sélection marocaine a pratiquement validé son billet pour la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, après sa victoire 2-0 contre la Tanzanie, lors de la sixième journée des qualifications africaines.
Le Maroc a récolté 15 points en 5 matchs, avec un parcours sans faute. Un simple match nul lors de la prochaine trêve internationale suffirait pour sceller définitivement la qualification, et ce, deux journées avant la fin des éliminatoires. Ce serait un fait inédit dans l’histoire de la sélection marocaine, qui a souvent dû batailler jusqu’au bout lors des précédentes campagnes qualificatives.
De plus, jamais dans son histoire le Maroc ne s’était qualifié pour trois coupes du monde consécutives. La participation au Mondial 2026 serait donc la troisième d’affilée après celles de 2018 en Russie et 2022 au Qatar, preuve de la continuité du travail sérieux engagé pour développer le football national.