Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune se sont entretenus par téléphone le lundi 31 mars. Les discussions ont porté sur « l’état des relations bilatérales et les tensions accumulées ces derniers mois », a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

Les deux chefs d’État sont convenus de la « reprise sans délai de la coopération sécuritaire« .

Ils ont également convenu qu’une coopération migratoire confiante, fluide et efficace, permettant de traiter toutes les dimensions de la mobilité entre les deux pays, devait être immédiatement réactivée, dans une logique de résultats répondant aux préoccupations respectives, indique l’Élysée.

Par ailleurs, les deux chefs d’État ont décidé de relancer les travaux de la commission mixte des historiens, qui se réunira prochainement en France.

Concernant la coopération judiciaire, les deux présidents ont acté la reprise des échanges et des coopérations dans ce domaine.

Les deux présidents ont également souligné l’importance de renforcer la coopération économique, notamment dans les secteurs d’avenir, en veillant au « respect des intérêts mutuels ». Le président français a exprimé son soutien à la révision de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie.

Les deux parties ont aussi abordé le cas de l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné en Algérie. Emmanuel Macron a appelé à un geste de clémence et d’humanité en raison de l’âge et de l’état de santé de l’auteur.

Les deux présidents ont également convenu de se rencontrer prochainement pour approfondir ce dialogue.

L’escalade des tensions entre Paris et Alger avait débuté après la décision de la France de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara, le 30 juillet dernier. Un sujet qui n’a pas été explicitement mentionné dans le communiqué, lequel met plutôt l’accent sur l’importance d’un « dialogue d’égal à égal » et rappelle l’engagement des deux partenaires envers la légalité internationale et les principes édictés par la Charte des Nations Unies.