Les autorités marocaines ont déclaré leur intention de traiter ce nouvel accord comme une mesure de précaution, précise le communiqué du FMI. Le montant de la nouvelle ligne est légèrement inférieur à la précédente, comme nous l’avions expliqué dans un article qui rapportait les coulisses de la reconduction attendue de la ligne de crédit modulable. 

Il s’agit de la deuxième LCF du Maroc, avec un accès réduit conformément à l’objectif des autorités de continuer à réduire l’accès à mesure que les risques le permettent dans le cadre de leur stratégie de sortie progressive, poursuit la même source.

La première LCF a été approuvée le 3 avril 2023 pour un montant de 3,7262 milliards de DTS (équivalent à 417 pour cent de la quote-part).

Avant la première LCF, le Maroc avait également bénéficié de quatre accords successifs au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) entre 2012 et 2020.

À l’issue des discussions du Conseil exécutif sur le Maroc, M. Kenji Okamura, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré :

« L’économie marocaine a fait preuve d’une longue expérience dans la mise en œuvre de politiques très fortes et d’une résilience remarquable face aux chocs récents, même si une succession de sécheresses a considérablement réduit la production agricole et poussé le chômage à des niveaux historiques

« Les cadres institutionnels et politiques très solides du Maroc ont permis de faire face efficacement à ces chocs, grâce à des politiques budgétaires, monétaires et financières bien calibrées. La récente émission d’obligations sur les marchés internationaux de capitaux à des conditions très favorables témoigne de la très bonne performance des autorités. À l’avenir, les autorités sont déterminées à poursuivre la mise en œuvre de leur ambitieux programme de réformes structurelles en faveur d’une croissance plus résiliente, inclusive, plus verte et tirée par le secteur privé, et à renforcer davantage leurs cadres institutionnels. Le nouveau dispositif de LCF continuera de jouer un rôle essentiel pour soutenir l’engagement du Maroc en faveur de ces politiques et réformes vigoureuses.

« Le nouveau dispositif FCL continuera également de protéger le Maroc contre les risques de baisse. L’économie marocaine reste vulnérable à la dégradation de la conjoncture économique et financière mondiale, à la hausse des prix des matières premières et à la résurgence des sécheresses.

« Les autorités s’engagent à traiter le nouveau dispositif FCL comme une mesure de précaution et à réduire progressivement l’accès, dans le cadre de leur stratégie de sortie, en fonction de l’évolution des risques. »