Les importations de bétail et la guerre des chiffres sur ce que cela aurait coûté s’invitent à la rentrée parlementaire avec la session du printemps.
L’information circulait depuis le dimanche 6 avril, mais elle a été confirmée officiellement ce lundi à travers un communiqué conjoint des groupes du PPS et du MP et du groupement du PJD à la Chambre des représentants.
Cette initiative est lancée par les trois partis de l’opposition conformément à l’article 67 de la Constitution et selon les dispositions du règlement intérieur de la Chambre des représentants.
« Nous voulons en avoir le cœur net sur les deniers publics engagés depuis la fin de l’année 2022, en 2023 et en 2024, mais également lors des premiers mois de l’année en cours », nous déclare Rachid Hammouni, président du groupe parlementaire du PPS.
Selon nos sources, les trois partis ont commencé à débattre de cette initiative dès jeudi dernier et un communiqué conjoint a été préparé dans ce sens.
Les trois partis veulent inciter le gouvernement à s’exprimer sur les montants dépensés en subventions à l’importation de bétail et sur les subventions ayant bénéficié au secteur en général.
Le PPS, le MP et le PJD émettent le souhait de voir leur initiative adoptée par les autres composantes de la Chambre des représentants pour faire toute la lumière sur ces subventions. Ils souhaitent ainsi « contribuer au contrôle et à l’évaluation des politiques publiques » et réunir toutes les conditions pour garantir la réussite de tels chantiers gouvernementaux.
L’USFP aux abonnés absents
Ce qui est surprenant dans cette initiative est l’absence de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). « Nos camarades de l’USFP ont été associés dès les premiers moments et il nous a été demandé d’attendre 24 heures avant la diffusion du communiqué conjoint. Ce que nous avons fait ce lundi à 10 heures, car nous n’allions pas attendre une éternité », explique Rahid Hammouni.
Notre interlocuteur affirme cependant que cette initiative reste ouverte à toutes les forces politiques représentées à la Chambre des représentants.
La commission d’enquête est l’un des mécanismes de contrôle des politiques publiques. Elle peut être mise en place à la demande du Roi, de la majorité de la Chambre des représentants ou du tiers des membres de la Chambre des conseillers.
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