L’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, Staffan de Mistura, a rencontré, dimanche 6 avril à Alger, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, dans le cadre d’une tournée régionale visant à s’entretenir avec les parties directement concernées par le dossier du Sahara marocain en vue de relancer le processus politique actuellement au point mort.
Le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué qu’Ahmed Attaf a reçu le responsable onusien dans le cadre de la préparation du briefing prévu devant le Conseil de sécurité des Nations unies le 14 avril courant, concernant les derniers développements de la question.
Lors des échanges, l’Algérie a réaffirmé son soutien total aux efforts du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ainsi qu’à ceux de son envoyé personnel, Staffan de Mistura, pour relancer le processus politique de règlement de la question du Sahara, poursuit le même communiqué.
M. De Mistura a dernièrement effectué des visites similaires, au cours desquelles il s’est entretenu avec les autorités marocaines et les responsables du front séparatiste, ainsi qu’avec la Mauritanie, considérée comme « partie observatrice dans le processus conduit par les Nations unies », selon les mots du communiqué des AE algériennes.
Ces rencontres précèdent le briefing attendu le 14 avril que le médiateur onusien doit présenter devant les membres du Conseil de sécurité, exposant la synthèse de ses réunions et consultations avec les représentants des différentes parties impliquées, ainsi que les acteurs internationaux, dans l’objectif de relancer le processus politique conduit par les Nations unies.
Le dossier du Sahara marocain a connu, ces dernières années, un dynamisme considérable, porté par les acquis diplomatiques obtenus par le Maroc, qui a su rallier de nombreux soutiens en faveur de sa proposition d’autonomie, présentée en 2007 comme solution pour clore définitivement ce conflit artificiel.
Parmi les reconnaissances les plus marquantes obtenues par le Royaume concernant son intégrité territoriale figurent la reconnaissance officielle de la France de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud ainsi que celle des États-Unis. S’y ajoutent les positions favorables de l’Allemagne et de l’Espagne, qui appuient la proposition marocaine d’octroyer un statut d’autonomie à ces territoires.
La question du Sahara marocain a également fait l’objet de débats continus au sein du Parlement britannique, témoignant de l’intérêt croissant des milieux politiques et économiques britanniques pour la position de leur pays sur ce dossier.