La volonté de toujours aller de l’avant n’est pas seulement l’apanage des grandes nations du football. C’est aussi le créneau des décideurs du football mondial. En atteste l’édition 2025 du World Football Summit (WFS). Ce mardi 9 et mercredi 10 avril, le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Rabat a l’honneur d’accueillir la première édition sur les terres africaines de cet événement à portée internationale.
Au même titre que la Fédération royale marocaine de football (FRMF), la société Evosport, filiale de l’UM6P, a étroitement collaboré à la tenue de ce sommet mondial qui réunit les leaders de l’industrie du football dans l’optique d’échanger sur les stratégies visant à développer la discipline en Afrique.
Placé cette année sous le thème « Cultiver l’héritage futur du football africain au-delà de la Coupe du monde », le WFS Rabat 2025 représente un terreau fertile pour cultiver différents partenariats afin d’en récolter les fruits à l’avenir, dans le cadre du développement des infrastructures, mais aussi sur le plan de la formation des jeunes, de la gouvernance, du football féminin et des innovations technologiques.
Ce n’est pas un hasard si le Maroc a été sollicité pour être l’hôte du World Football Summit. Place forte du football continental, le rayonnement du football marocain a dépassé les frontières africaines depuis la formidable épopée de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar.
En outre, les prochaines compétitions organisées par le Maroc, la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde 2030, entre autres, attestent de « la place grandissante du Maroc sur l’échiquier du football international ». « Ces compétitions sont également des opportunités pour améliorer nos infrastructures », assure Hicham El Habti, président de l’UM6P.

En effet, le football est plus qu’un jeu, « c’est un catalyseur d’espoir et de développement », abonde Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football. « C’est un sport qui transmet des valeurs de développement et de bien-être. C’est aussi un levier d’inclusion sociale exceptionnel », affirme M. Lekjaa.
En ce sens, la Coupe du monde 2030 est particulièrement attendue. « Elle s’inscrit dans une logique de construction. Le Royaume du Maroc a toujours eu un rôle crucial en tant que relais de civilisation et de flux commerciaux entre les continents », indique M. Lekjaa. D’ailleurs, l’organisation tripartite de la Coupe du monde 2030 n’est pas fortuite.
« À travers cet évènement, on souhaite rafraîchir la mémoire de la jeunesse du pourtour méditerranéen sur l’importance qui a toujours été occupée par le Maroc dans cette région du monde », ajoute-t-il.
Pour Achraf Fayda, directeur général de l’Office national marocain de tourisme (ONMT), « le secteur du tourisme au Maroc constate une croissance à double chiffre depuis 2020 qui a fait de nous la première destination africaine à la fin de 2024, avec 17,4 millions, dont 90% de tourisme européen ».
Et ce n’est pas fini. « On est sensible à la force du football. D’ailleurs, le rayonnement planétaire des différentes compétitions prévues dans le pays permettra d’attirer davantage de touristes en augmentant la notoriété du Maroc, notamment en Amérique du Sud et en Asie pacifique », assure-t-il.
« Grâce aux différents chantiers qui ont été lancés, notamment en matière d’infrastructures, les villes marocaines seront toutes connectées. Cela permettra aux touristes qui seront présents lors de la CDM 2030 de tomber sous le charme de plusieurs régions du Royaume », ambitionne-t-il.
Cela dit, « le Maroc est dans une vision de développement qui a été mise en application bien avant l’obtention de l’organisation des compétitions internationales. Avec ou sans la Coupe du monde, le Maroc allait améliorer les infrastructures aéroportuaires et ferroviaires afin d’attirer plusieurs millions de touristes supplémentaires. Ce qui permettra d’avoir plus de croissance et d’emploi pour la jeunesse ».
Une chose est sûre, la Coupe du monde 2030 fera de « la jeunesse son centre névralgique », ajoute Fouzi Lekjaa qui n’a pas caché son souhait de voir la finale du mondial 2030 se disputer à Casablanca, « entre le Maroc et l’Espagne, dans un remake du huitième de finale du Mondial 2022 ». Ce à quoi Enrique Ojeda Vila, ambassadeur d’Espagne au Maroc, a répondu en indiquant que son pays disposait également de très beaux stades.