L’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier par délégation du ministre français des Armées, et Abdellatif Loudiyi, ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale du Maroc ont signé un nouvel accord de partenariat en matière d’hydrographie, d’océanographie et de cartographie marine.

Cet accord, conclu à l’issue d’un processus d’accompagnement initié en 2008, transfère la responsabilité de production et de diffusion des cartes marines des eaux marocaines, du Shom, service national français d’hydrographie et d’océanographie, à la Marine royale marocaine, explique un communiqué de l’ambassade de France au Maroc. Laurent Kerleguer, directeur général du Shom, assistait à la signature.

Cet accord est l’aboutissement d’une coopération sur la durée engagée entre le Shom et la Division d’hydrographie, d’océanographie et de cartographie (DHOC) rattachée à la Marine royale marocaine.

En pratique, de 2008 à 2024, le Shom a accompagné la DHOC :

– en formant des hydrographes et cartographes marocains dans son école de Brest,
– en apportant une assistance technique et pédagogique à l’occasion de la construction en France par le chantier naval Piriou (Concarneau) du Bâtiment hydrographique et océanographique marocain Dar El Beida mis en service par la Marine royale marocaine en 2018,
– en partageant régulièrement, au travers de rencontres, expertise et savoir-faire.

Au total, ce processus a permis de co-publier 18 cartes de navigation électroniques et 17 cartes marines papier entre 2009 et 2024, -avec une première carte co-produite de Sidi Al Hachmi à Mohammedia et une dernière sur le port de Tanger Ville.

Avec la signature de cet accord qui transfère officiellement la responsabilité cartographique de la France au Maroc, la DHOC va produire et diffuser, de façon autonome, les cartes marines des eaux sous juridiction marocaine.

Après une nécessaire passation des cartes marocaines du Shom vers la DHOC, les services d’hydrographie et d’océanographie français et marocain, unis par des liens privilégiés, sont appelés à poursuivre leurs collaborations autour de sujets d’intérêt commun.