« Je suis heureux de prononcer cette allocution à l’occasion de l’ouverture de cette édition de GITEX Africa – Maroc 2025, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.

« Ce salon d’envergure, qui s’est imposé comme le cœur battant de l’innovation à l’échelle de notre continent africain, constitue une plateforme de croisement des idées, de projection des ambitions et, plus encore, un espace de convergence des volontés et des efforts dans ce domaine.

« Cette édition de GITEX Africa se tient dans le contexte d’un moment charnière de notre histoire contemporaine, marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans notre quotidien.

« Un bouleversement qui transforme en profondeur nos économies, nos institutions, nos repères sociaux, et qui soulève des questions majeures relatives à la souveraineté, à la gouvernance, à l’emploi, à la justice et à la démocratie.

« Le Royaume du Maroc s’engage activement dans les forums internationaux en plaidant pour une intelligence artificielle éthique, inclusive et régulée, qui respecte les droits humains, protège la confidentialité des données personnelles et serve l’intérêt général.

« Cet engagement est d’autant plus crucial face à la recrudescence de pratiques préoccupantes, notamment les cyberattaques, qui nous poussent à réfléchir collectivement aux mécanismes de renforcement de notre cybersécurité, pour protéger nos systèmes contre ces comportements contraires à l’éthique.

« Lors du dernier sommet mondial sur l’intelligence artificielle, le Maroc a exprimé une position claire : l’Afrique ne peut plus être un simple terrain d’expérimentation. Elle doit agir, décider et produire.

« Le Maroc a fait très tôt le pari du numérique, en le plaçant au rang de priorité nationale grâce aux orientations éclairées de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste. Des orientations qui ont permis le lancement de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ».

 » Cette stratégie repose sur deux piliers fondamentaux :

  1. La mise en place d’une administration numérique au service du citoyen et de l’entreprise ;

  2. Le développement d’une économie numérique créatrice de richesse, de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovation.

« En parallèle, le pays a engagé plusieurs réformes structurantes, parmi lesquelles :

  • La signature de partenariats avec des entreprises numériques mondiales pour développer le capital humain national et attirer les investissements ;

  • Le lancement de mécanismes de financement adaptés aux startups ;

  • Le renforcement de l’offre de services externalisés, notamment à forte valeur ajoutée ;

  • La mise en place d’un cadre réglementaire propice à l’innovation, facilitant notamment l’accès des startups aux marchés publics.

« Aujourd’hui, nous avançons avec détermination, vision et clarté, pour faire du numérique un levier de transformation, un vecteur de compétitivité, et un outil de justice sociale.

« L’Afrique ne peut se contenter de suivre le mouvement mondial. Elle est appelée à participer, réfléchir, innover. Pour cela, nous avons besoin de coopération, d’investissement et d’intégration.

« L’Afrique doit notamment travailler au développement de ses infrastructures numériques, à la connexion du monde rural à Internet, et à la formation des talents en intelligence artificielle et en data science.

« C’est cette orientation que nous défendons aujourd’hui. Car nous voulons une Afrique qui ne subit pas les révolutions numériques, mais qui les maîtrise et les oriente au service de ses peuples.

« GITEX Africa est un carrefour entre le présent et l’avenir, et une vitrine pour les talents africains, leur permettant d’échanger, de coopérer et de jeter les bases d’un partenariat numérique solide.

« Nous devons donc unir nos efforts pour que les pays africains trouvent dans le numérique un outil d’émancipation et de souveraineté. Le temps de l’admiration passive de la technologie est révolu : l’heure est à l’action, à la coopération et à l’impact ».