« Cette année, avec plus de 800 startups, 1 500 exposants et des délégations issues de 140 pays, Marrakech confirme une fois de plus son statut de capitale technologique de l’Afrique. Ce qui me marque le plus – au-delà de la taille et du prestige de cet événement – c’est la vision qu’il incarne : celle d’un continent qui embrasse l’innovation pour relever ses défis les plus pressants, non pas en suivant les chemins classiques du développement, mais en les dépassant. »

« L’Afrique a déjà démontré sa capacité à adopter des technologies disruptives. La révolution fintech en est un parfait exemple. Les solutions de paiement mobile – portées par les opérateurs télécoms et les startups – ont permis à des millions de personnes d’accéder à des services financiers sans dépendre d’infrastructures bancaires lourdes. »

« En 2024, cette dynamique ne fait que s’accélérer. Plus de 1 200 fintechs opèrent aujourd’hui sur le continent, proposant des services qui vont bien au-delà du simple paiement mobile, incluant le crédit, l’investissement ou encore l’assurance. »

« En agriculture, la souveraineté alimentaire n’est pas seulement un défi : c’est une opportunité. L’Afrique détient plus de 60 % des terres arables non cultivées du monde. Et pourtant, la productivité reste faible : entre 1,5 et 3 tonnes de céréales à l’hectare, contre 9 à 10 tonnes dans certains pays européens.

La technologie est la clé. Les innovations en IoT, intelligence artificielle, agriculture de précision ou encore irrigation intelligente peuvent révolutionner l’agriculture et assurer l’avenir alimentaire de l’Afrique. »

« Quant à l’éducation, nous devons relever deux défis. D’un côté, il s’agit d’un marché en pleine expansion et d’une formidable opportunité de saut technologique que les startups doivent saisir. De l’autre, c’est un prérequis fondamental à l’émergence d’un écosystème technologique solide sur le continent. »

« L’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité ou encore l’Internet des objets sont des secteurs en plein essor, appelés à dépasser les 14 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale d’ici 2030. Si nous voulons que l’Afrique soit compétitive dans ces domaines, nous devons investir dans notre ressource la plus précieuse : notre talent. »

« D’ici 2030, l’Afrique comptera 1,4 milliard d’habitants – dont plus de 60 % auront moins de 25 ans. En 2050, ce chiffre atteindra 2,6 milliards. »

« Pour ne pas devenir de simples consommateurs passifs de technologies importées, nous devons doter notre jeunesse de compétences numériques – dès maintenant. L’edtech offre un moyen évolutif et impactant de préparer la prochaine génération aux métiers du digital. »

« Un autre pilier stratégique : les infrastructures. D’ici 2030, le Maroc ambitionne de couvrir 70 % de sa population en 5G – une étape essentielle alors que nous nous préparons à co-organiser la Coupe du Monde de la FIFA 2030 avec l’Espagne et le Portugal. »

« Gitex Africa est bien plus qu’un salon technologique. C’est un espace d’idées audacieuses, de dialogues significatifs et de connexions puissantes. Il réunit des visionnaires, des investisseurs, des entrepreneurs et des décideurs – des personnes qui ne se contentent pas d’imaginer l’avenir, mais qui le construisent. »