Cette nouvelle péripétie des relations franco-algériennes, de plus en plus mouvementées, a commencé le 8 avril, lorsque huit ressortissants algériens ont été mis en examen à Paris. Ils ont été accusés notamment de séquestration d’un ressortissant algérien, le célèbre opposant et influenceur Amir DZ. Parmi les quatre personnes mises en examen, un agent consulaire algérien, accusé d’agir sous couvert diplomatique.
En réaction, Alger a expulsé 12 agents consulaires français.
La France a alors annoncé « prendre note avec consternation de la décision des autorités algériennes d’expulser douze agents diplomatiques » et annoncé dans un communiqué diffusé ce mardi 15 avril par l’Elysée, qu’elle « procédera symétriquement à l’expulsion de douze agents servant dans le réseau consulaire et diplomatique algérien en France ».
Le communiqué ajoute que « le Président de la République a décidé de rappeler pour consultations l’Ambassadeur de France à Alger, M. Stéphane Romatet ».
« Dans ce contexte difficile, la France défendra ses intérêts et continuera d’exiger de l’Algérie qu’elle respecte pleinement ses obligations à son égard, s’agissant tout particulièrement de notre sécurité nationale et de la coopération en matière migratoire ».