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Brand 18 Avr 2025 Par Rédaction Medias24 4 min de lecture

Nadia Mrabi : « Nous avons touché plus de 20.000 bénéficiaires avec le programme Orange Digital Center »

  Médias24 - Quel bilan dressez-vous pour l'Orange Digital Center au Maroc ? Combien de centres sont aujourd'hui opérationnels ? Combien de startups ont été accompagnées  ? - Nadia Mrabi...

 

  • Médias24 – Quel bilan dressez-vous pour l’Orange Digital Center au Maroc ? Combien de centres sont aujourd’hui opérationnels ? Combien de startups ont été accompagnées  ?

– Nadia Mrabi : Nous sommes présents avec nos Orange Digital Center à Casablanca, Rabat et Agadir. Des centres gratuits et accessibles qui mettent la technologie au centre de ses activités, pour offrir aux jeunes bénéficiaires des formations et des compétences numériques.

Nous sommes fiers d’annoncer aujourd’hui que nous avons touché plus de 20.000 bénéficiaires dans le programme Orange Digital Center à travers l’ensemble des programmes d’incubation, d’accompagnement et d’accélération.

J’aimerais également citer un programme important dédié aux enfants, le Supercodeur, qui leur permet de se familiariser avec le coding. Nous avons touché 100.000 élèves depuis près de trois ans.

  • Quel est le profil des startups que vous accompagnez  ?

– Nous ne pouvons pas nous éloigner de la technologie. Donc, chaque startup qui va créer de l’impact dans ce domaine et qui va créer une solution innovante nous intéresse. Nous cherchons des startups matures au stade de l’accélération et des startups à des stades de l’incubation.

Nous leur offrons de l’accompagnement à travers nos experts et à travers nos partenaires. Mais, pour scaler une startup, elle doit être mature. Elle doit aussi répondre à des enjeux locaux et venir avec une solution innovante.

  • Mais quels critères font la différence pour intégrer le dispositif ?

– On reconnait facilement les startups qui sont « scalable ». Pour scaler une startup, pour qu’elle puisse entrer dans un programme d’accélération, elle doit commercialiser déjà son produit, avoir une viabilité et une visibilité financières . Elle doit disposer de références. À 18 mois, normalement, elle devrait avoir une vraie présence sur le marché marocain et même à l’international. C’est aussi notre ambition de le faire avec la startup.

  • Qu’est-ce que vous apportez au-delà du financement  ? Mentorat, mise en réseau, structuration ? Où est la vraie valeur ajoutée selon vous ?

– Les trois vont ensemble. Une startup qui n’est pas structurée ne peut pas passer à l’accélération. Une startup à qui on n’offre pas de mentoring ne peut pas monter en compétences. Quand on ne ramène pas le financement, ça aussi, ça bloque un peu la présence et le développement d’une activité facilement commercialisable.

Mais le financement ne vient pas uniquement des partenaires d’Orange Maroc, il vient aussi de tous les fonds d’investissement.

  • On parle beaucoup d’impact. Est-ce que c’est devenu un passage obligé pour une startup aujourd’hui ou reste-t-on sur une logique business avant tout ?

– Pour une startup, le business prime avant tout. Cependant, on voit de plus en plus que les jeunes startupers commencent à avoir cette sensibilité à l’impact. Une startup qui ne crée pas d’impact ne peut pas être très présente sur le marché non plus.

Nous cherchons essentiellement des startups qui contribuent à créer de l’impact de façon optimale. Si nous prenons l’exemple de ToumAI, une startup avec qui on vient de faire une levée de fonds, elle a pensé à une solution d’utilisation de l’IA pour travailler la darija.

La Darija en tant que matière, en tant qu’info, en tant que data, n’existait pas. Aujourd’hui, ToumAI est en train de travailler sur le modèle IA pour la Darija qui n’existe pas aujourd’hui. Ainsi, elle va créer de l’impact en mettant en place justement cette data pour que les autres startupers, les autres projets puissent aussi aller piocher dedans.

  • Quel est, selon vous, le frein principal qui empêche certaines startups marocaines de scaler ?

– Tous les experts s’accordent sur ce point : les freins sont là quand le business-model n’est pas bien travaillé, quand la startup n’est pas bien structurée et quand elle n’est pas prête à aller s’ouvrir et à aller prendre des risques.

Travailler un business-model, c’est comme quand on révise nos leçons ou qu’on prépare des ingrédients. Quand les ingrédients sont absents, la startup ne peut pas émerger facilement. Ainsi, bien travailler son business-model, c’est important pour faciliter la tâche à l’accélération et à l’accompagnement de cette startup.

Refaire un business-model fait aussi partie de l’accompagnement, de la structuration de la startup. Le business-model est crucial, car il nous donne une idée de la viabilité de la startup et de comment elle peut émerger très rapidement sur le marché. Il n’est pas non plus mauvais de revoir le modèle.

  • Est-ce que l’Afrique est un marché naturel pour nos startups et que manque-t-il pour qu’elles s’y projettent plus massivement ?

– L’Afrique, un continent qui drive beaucoup de jeunes, et qui dit jeunesse dit innovation et technologies. Je pense que c’est facile aussi d’exporter les solutions. Aujourd’hui, les jeunes marocains sont justement à la recherche d’opportunités d’exporter leurs solutions. Nous connaissons très bien les autres pays d’Afrique qui recherchent des solutions à exporter vers le Maroc.

Donc, on est prêt à échanger, à créer cet échange, à créer cette passerelle et cette relation interpays d’Afrique.

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