PUBLICITE
Brand 18 Avr 2025 Par Angeline Pia 10 min de lecture

Orange et Nokia : une alliance stratégique pour l’avenir digital des entreprises marocaines

Dans un contexte où la digitalisation des entreprises devient une priorité stratégique, les réseaux privés jouent un rôle essentiel pour garantir la sécurité, la performance et la flexibilité des infrastructures...

Dans un contexte où la digitalisation des entreprises devient une priorité stratégique, les réseaux privés jouent un rôle essentiel pour garantir la sécurité, la performance et la flexibilité des infrastructures technologiques. Mais qu’est-ce qu’un réseau privé exactement ? Il s’agit d’une infrastructure de communication dédiée, généralement isolée de l’Internet public, qui permet aux entreprises de mieux contrôler leur connectivité, de sécuriser leurs échanges de données et de répondre plus rapidement aux besoins spécifiques de leurs utilisateurs internes ou externes.

Pour explorer les coulisses de ce partenariat stratégique en vue d’accompagner les entreprises dans la mise en place de solutions de transformation numérique, en particulier grâce aux réseaux privés, nous avons reçu deux acteurs majeurs : Nouhade Mechkour, directrice technique B2B chez Orange, et Hind Khyati, responsable commerciale en charge des réseaux privés et des solutions de digitalisation pour les entreprises dans la région Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale chez Nokia.

Médias24 : Orange accompagne la digitalisation de nombreuses entreprises marocaines. Quelles sont aujourd’hui les attentes concrètes des clients B2B, et comment y répondez-vous sur le terrain ?

Nouhade Mechkour : La digitalisation est une priorité pour toute entreprise qui vise à améliorer sa productivité, son efficacité opérationnelle, qui vise également à réduire ses coûts, tout en proposant une meilleure expérience client.

Aujourd’hui, Orange Maroc est le partenaire technologique de confiance qui accompagne ces entreprises dans leur transformation digitale à travers une offre complète et intégrée, en allant de la connectivité enrichie, notamment la connectivité fixe, mobile, SD-WAN, jusqu’aux solutions de digitalisation avancée.

On accompagne nos clients sur l’externalisation de leur infrastructure IT, en leur proposant des solutions d’hébergement. Le client peut se concentrer sur le cœur du métier et nous délègue toute cette partie de gestion de son affaire IT. On leur propose également des solutions cloud. Aujourd’hui, Orange est un acteur multicloud avec les différentes solutions qu’on propose sur le marché, avec du cloud privé qu’on a construit en interne, avec des solutions de cloud public grâce aux partenariats conclus avec les différents hyperscalers, et aussi avec des solutions de cloud hybrides qui héritent un peu des bénéfices des deux solutions de cloud privé et public.

Quand on dit externalisation, bien évidemment, il y a l’enjeu sécuritaire. Nous avons travaillé sur le développement des solutions de cybersécurité pour protéger nos clients et aussi assurer l’intégrité de leurs données.

Par ailleurs, il y a les réseaux privés 4G et 5G prochainement, qui nous permettent donc de nous concentrer plus sur les activités industrielles. Notre approche repose principalement sur trois leviers. Le premier levier, c’est la compréhension du métier client. Le deuxième levier, c’est l’expertise technique qu’on a aujourd’hui en local et au niveau du groupe Orange. Et le troisième levier, c’est la co-innovation avec nos partenaires technologiques, notamment notre partenaire Nokia.

  • Nokia est reconnue comme un leader mondial sur les réseaux privés. En quoi votre positionnement technologique peut-il répondre aux besoins spécifiques du tissu économique africain ?

Hind Khyati : Effectivement, Nokia a une empreinte très forte dans le marché B2B de manière générale grâce à ses solutions de bout en bout, mais particulièrement grâce à son rôle pionnier dans la mise en place de réseaux privés 4G et 5G, qui sont dédiés aux industriels dans différents segments, notamment les mines, les ports, les compagnies pétrolières, la logistique, tout ce qui est manufacturing.

Ces réseaux visent justement à donner à l’entreprise un contrôle total sur leur infrastructure, leur connectivité, tout en optimisant justement les performances, en réduisant la latence et en renforçant la sécurité.

Aujourd’hui, Nokia compte plus de 850 références de par le monde, ce qui en fait un fournisseur majeur dans le domaine de réseaux privés. Ce qui nous a valu justement ce positionnement, c’est notre approche aussi bien commerciale que technologique. Nokia est bien plus qu’un « équipementier » qui va proposer des solutions à des plateformes technologiques. Nokia se positionne plutôt comme un partenaire technologique qui va accompagner l’entreprise en question à mettre en place une solution qui va supporter sa transformation digitale.

Le deuxième point est que, d’un point de vue technologique, notre leadership dépasse le cadre de la seule connectivité. Contrairement à d’autres équipementiers qui vont se focaliser plutôt sur l’aspect connectivité pur, Nokia va pouvoir enrichir son offre de valeur pour intégrer d’autres aspects, notamment les applications, les équipements, les devices… Mais aussi, et c’est le plus important, une plateforme de edge computing proposée aux industriels dans leur site industriel, pour pouvoir justement supporter des applications innovantes telles que l’IA, etc.

  • Orange et Nokia collaborent depuis plusieurs années sur les solutions destinées aux entreprises. Comment ce partenariat s’est-il structuré, et pourquoi devient-il aujourd’hui un levier stratégique face aux enjeux de souveraineté, de performance et de sécurité des réseaux ?

Nouhade Mechkour : Le partenariat Nokia-Orange est né d’un constat commun autour des besoins des clients en termes de réseaux performants, de réseaux résilients et de réseaux sécurisés. Donc, pour répondre à ce besoin, on a créé ce partenariat pour proposer des réseaux qui répondent aux attentes de clients. D’un côté, Nokia apporte la solution, la technologie, une expertise de rang mondial. De l’autre côté, chez Orange Maroc, nous capitalisons sur notre savoir-faire en tant qu’opérateur multiservices.

On capitalise sur notre expertise et nos organisations pour proposer des solutions end-to-end qui répondent aux besoins de clients. Et c’est un accompagnement qui touche toute la chaîne de valeur en termes d’intégration locale, en termes de support, en termes de gestion de relations clients de même qu’en termes de connectivité, de sécurité et de services cloud.

Ce partenariat devient stratégique parce qu’il nous permet tous de répondre à des enjeux métiers avec des solutions end-to-end. Il nous permet également d’accélérer l’adoption de l’industrie 4.0 au niveau du Maroc et, bien évidemment, au niveau de l’Afrique, et surtout d’aller proposer des modèles économiques intéressants.

  • Madame Khyati, vous avez quelque chose à ajouter ?

Hind Khyati : Je dirai que chez Nokia la collaboration avec l’ensemble de l’écosystème, particulièrement dans le domaine de B2B, est essentielle. C’est un environnement qui est en constante mutation, évolution, marqué par des attentes élevées en termes de performance, de sécurité, de souveraineté. Donc, dans ce contexte, il est impératif de co-construire pour pouvoir justement ramener de la valeur à nos clients finaux.

Avec Orange, comme l’a bien dit Nouhade, on a compris cela très vite, on a relevé le pari avec brio.  On a su fructifier cette collaboration avec des références communes très importantes, très solides dans le segment minier, dans le segment portuaire, dans la sous-région de manière générale, pas seulement au Maroc. Ces références sont la preuve tangible que, pour pouvoir ramener de la valeur à nos clients finaux, il faut co-construire.

  • À l’international, avez-vous un exemple emblématique où une entreprise a transformé son activité grâce à cette approche conjointe ?

Nouhade Mechkour : Il s’avère que dans l’industrie, il y a une corrélation directe entre l’amélioration de la productivité, l’amélioration de l’efficacité des opérations pour les industriels, et la mise en place de solutions qui versent dans tout ce qui est industrie 4.0 et transformation digitale.

Nokia étant pionnier dans ce domaine, nous avons pu accompagner des entreprises de renom à la fois dans la région, et à travers le monde, notamment des sociétés minières en Australie.

En parlant de ce domaine qui est le segment minier, aujourd’hui, l’amélioration de productivité est évaluée. On peut citer un ordre de grandeur, en fait, qui va de 17% à 20% d’amélioration en mettant en place différents cas d’usage.

On a des études de cas qui prouvent l’impact. Et bien sûr, la transformation digitale, elle, touche à toutes les industries. Ce taux d’amélioration de productivité va différer d’un segment à un autre, mais, en général, toutes les entreprises avec qui on a travaillé ont pu avoir un retour sur investissement dans les deux années qui suivent la mise en place de réseaux privés.

  • Pouvez-vous citer un cas concret de déploiement d’un réseau privé réalisé avec Nokia au Maroc ? Quels gains tangibles ont été observés par l’entreprise cliente ?

Nouhade Mechkour : Nous pouvons vous présenter deux cas que nous avons réussi à déployer au Maroc avec Nokia. C’est principalement de la gestion portuaire. Ainsi, le besoin du client final était d’automatiser toute l’activité opérationnelle du port.

Aujourd’hui, les deux déploiements ont été réussis et sont en phase d’exploitation et de maintenance. Pourquoi automatiser l’activité, me diriez-vous ? Le besoin du client était principalement d’améliorer l’efficacité opérationnelle, de réduire les risques opérationnels liés à l’humain, de réduire les coûts, parce qu’avec le réseau privé, on peut avoir un seul réseau convergent, météorisé.

Les clients gagnent avec cette démarche parce qu’ils ont moins besoin d’avoir des technologies par type de service.

  • Pour les entreprises qui hésitent encore à passer à l’action, quels bénéfices immédiats peuvent-elles attendre d’un projet de digitalisation s’appuyant sur un réseau privé ?

Nouhade Mechkour : Je dirai déjà que la digitalisation n’est plus une option. La digitalisation est un levier de compétitivité immédiat, et je pense que les réseaux privés, comme je l’ai dit, représentent une excellente opportunité pour gagner en termes d’efficacité, d’optimisation de coûts et de scalabilité.

Ce qui est bien avec le partenariat entre Orange et Nokia, c’est que nous proposons des solutions de bout en bout, ainsi que des solutions technologiques scalables et évolutives, soutenues par des modèles économiques très intéressants.

  • Madame Khyati, quels conseils donneriez-vous aux directions IT Innovation qui souhaitent bâtir une stratégie de digitalisation pérenne et résiliente, notamment dans les secteurs industriels ou critiques ?

Hind Khyati : Le conseil principal que j’ai à leur donner, c’est d’avoir une approche axée sur les cas d’usage. Ce qu’il faut garder en tête, c’est que le réseau privé est un média qui va supporter les cas d’usage d’entreprises qui versent dans tout ce qui est industrie 4.0 et transformation digitale.

Donc il faut considérer la mise en place de réseaux privés non seulement comme un projet technologique simple, mais plutôt comme un levier de transformation opérationnelle qui va permettre de débloquer des bénéfices très importants en termes de productivité, de sécurité, de durabilité, etc.

Concrètement, impliquons les équipes métiers dès le départ pour sonder, mesurer le besoin, identifier les cas d’usage qui vont générer une valeur ajoutée immédiate pour l’entreprise en question et puis, bien sûr, travailler avec des partenaires solides, fiables, qui ont déjà testé la solution par ailleurs, qui ont fait leurs preuves, et puis privilégier aussi des solutions end-to-end qui sont interopérables, qui sont sécurisées, standardisées et qui ont aussi fait leurs preuves dans le segment en question.

Pour finir, le dernier conseil, c’est de commencer petit, puis de passer à l’échelle. Ainsi, il faut toujours expérimenter, pouvoir mesurer la valeur ajoutée concrètement avant de passer justement à l’échelle.

A lire aussi