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Brand 21 Avr 2025 Par Angeline Pia 6 min de lecture

Paiement numérique, cybersécurité, FinTech… Visa révolutionne les transactions numériques au Maroc

Médias24 : Le secteur de la FinTech connaît une forte croissance au Maroc. En tant que leader des paiements numériques, Visa accompagne cet écosystème à travers plusieurs initiatives, dont le...

Médias24 : Le secteur de la FinTech connaît une forte croissance au Maroc. En tant que leader des paiements numériques, Visa accompagne cet écosystème à travers plusieurs initiatives, dont le programme Visa Africa FinTech Accelerator, dédié aux start-up les plus innovantes. Quel est l’impact de cet accompagnement sur l’écosystème africain, et plus spécifiquement marocain ? Certaines de ces solutions ont-elles été déployées à grande échelle ?

Leïla Serhan : Le programme Visa Africa FinTech Accélérateur a démarré il y a trois ans déjà. Aujourd’hui, nous sommes à la troisième cohorte de FinTech. Chaque année, plus de 40 FinTech y participent. Ce que nous apportons aux FinTech avec Visa se résume principalement à quatre volets :

Premièrement, de l’expertise. En tant que leader global des paiements, nous aidons ces FinTech à scaler leurs solutions via nos experts Visa, mais également des experts autres que Visa.

Deuxièmement, nous leur offrons un réseau. Ce réseau couvre non seulement l’Afrique, mais aussi toute la région Moyen-Orient et Afrique, voire le monde, puisqu’il leur donne accès à des investisseurs, des venture capitalists qui sont intéressés pour investir en Afrique.

Troisièmement, ce qu’on appelle Capacity Building et tout ce qui est training, etc.

Et quatrièmement, les investissements, qui constituent une partie très importante, que ce soit à travers des investisseurs externes ou directement de Visa.

Nous constatons un intérêt croissant de nombreux pays pour le continent africain, et en particulier pour le Maroc. À chaque cohorte, nous retrouvons systématiquement une, deux, voire trois FinTech marocaines. L’écosystème local connaît un véritable essor, porté notamment par l’évolution de la régulation, qui a permis à de nombreuses FinTech de se faire agréer, de se conformer au cadre réglementaire et de proposer officiellement leurs solutions sur le marché.

Et bien sûr, je pense que Bank Al-Maghrib a également lancé plusieurs initiatives qui soutiennent les FinTech marocaines, les aidant à prospérer et à mettre leurs solutions sur le marché. Pour nous, l’aspect le plus important, c’est que ces FinTech ne se contentent pas de développer une solution immédiate, mais construisent aussi une technologie capable d’aller au-delà de cette première solution, et même au-delà des frontières du Maroc.

– Comme vous le savez, la problématique du cash au Maroc est importante. Visa propose des solutions de paiement innovantes, telles que Tap to Phone ou Face Pay, destinées à faciliter les transactions des commerçants. Ces solutions rencontrent-elles un écho favorable au Maroc ? Disposez-vous d’un programme pour en favoriser l’adoption à grande échelle ?

– Nous le savons, le cash au Maroc reste très dominant. Au Maroc, nous avons adopté une stratégie de partenariat. Nous avons décidé de construire cet écosystème pour digitaliser les paiements à travers des partenariats importants et des partenariats public-privé. Nous avons signé un nombre de partenariats avec les ministères de l’Économie et du Commerce. L’objectif était de sensibiliser tous les petits commerçants à l’importance des paiements digitaux.

Pour cela, nous avons mobilisé des acteurs comme Al Barid Bank, qui nous aide à étendre notre couverture sur l’ensemble du territoire marocain et à offrir ces solutions. Les solutions Tap to Phone ne sont pas nouvelles, mais elles seront désormais déployées à grande échelle à travers tout le pays.

Et avec l’arrivée de grands événements internationaux comme la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde, ces échéances majeures incitent tous les acteurs de l’écosystème à accélérer le déploiement de ces solutions.

– Si les nouvelles technologies offrent de nombreuses opportunités, elles comportent également des risques en matière de cybersécurité. Quelles sont les actions concrètes que vous menez pour garantir la sécurité des paiements numériques ?

– Aujourd’hui, Visa est une marque en laquelle ses utilisateurs ont confiance. Ils savent qu’elle est acceptée chez 120 millions de commerçants à travers le monde, et que chaque transaction s’effectuera de manière sécurisée.

La sécurité est un volet essentiel. Pour la garantir, nous avons réalisé d’importants investissements. En effet, nous avons investi plus de 12 milliards de dollars au cours des cinq dernières années pour renforcer la sécurité de notre réseau : Visa Network.

Nous comptons plus de 1.000 spécialistes en cybersécurité qui travaillent 24 h/24, 7 j/7, 365 jours par an, afin de surveiller notre réseau et de continuer à le protéger. Depuis plus de trente ans, nous utilisons l’intelligence artificielle pour offrir aux acteurs tels que les FinTech et les banques des solutions de détection de fraude, afin de prévenir ces risques. Je peux vous donner des chiffres : en 2023, nous avons empêché plus de 40 milliards de dollars de fraude à l’échelle mondiale grâce à ces solutions basées sur l’intelligence artificielle, que nous continuons d’innover.

Par ailleurs, nous sensibilisons au maximum nos utilisateurs, notamment les consommateurs. Aujourd’hui, de nombreuses fraudes se produisent à travers ce que l’on appelle le social engineering. Nous recevons tous des mails du type ‘Vous avez gagné’, ‘Cliquez sur ce lien’, etc. Cette sensibilisation est une priorité pour nous, et nous la poursuivons notamment avec un programme appelé ‘Stay Secure’ et des campagnes de sensibilisation dans tous les marchés, y compris le Maroc.

Enfin, troisième action que nous mettons en place pour garantir cette sécurité : travailler avec les régulateurs afin d’élaborer une feuille de route sur la fraude et les risques dans les différents pays. Nous collaborons, par exemple, avec Bank Al-Maghrib ainsi qu’avec les régulateurs, les principaux acteurs et les banques pour les aider à renforcer leur système de sécurité.

– Enfin, la digitalisation du secteur public s’accélère au Maroc et constitue un levier stratégique pour le développement du pays. De quelle manière Visa s’inscrit-elle dans cette dynamique ? Quels partenariats avez-vous noués avec les acteurs publics ?

– Nous avons établi plusieurs partenariats avec le ministère de la Transition numérique et l’Agence du développement digital afin d’apporter notre expertise. Aujourd’hui, ce que l’on observe, c’est que le flux des paiements ne se limite pas seulement à un échange entre une personne et un commerçant.

Le paiement ne se limite pas seulement à l’achat d’un café, d’un billet d’avion ou d’un billet pour un match de football. Il existe un flot de paiements qui se fait des citoyens vers leur gouvernement, du gouvernement vers les citoyens, etc.

Aujourd’hui, nous allons utiliser la force de notre réseau, le Visa Network, pour renforcer ce réseau robuste et faciliter tous ces paiements. Nous collaborons avec plusieurs gouvernements pour les aider dans la collecte des taxes, mais aussi pour soutenir des initiatives telles que les paiements sociaux, comme les aides sociales, afin que les gens puissent recevoir ces aides potentiellement via de super applications gouvernementales.

Toutes ces discussions sont en cours avec de nombreux gouvernements, et nous déployons ces solutions dans certains d’entre eux pour faciliter et sécuriser les flux financiers.

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