Le métal précieux a franchi le seuil des 3.460 dollars l’once, confirmant son statut de valeur refuge dans un contexte volatil.
Tant que la trêve commerciale de 90 jours accordée par la Maison-Blanche n’a pas expiré, et que l’issue des nouveaux droits de douane reste inconnue pays par pays, les investisseurs préfèrent se détourner des marchés actions.
Cette prudence se reflète dans la performance atone, voire négative, des principaux indices boursiers américains, européens et asiatiques. Dans cette phase d’attente, l’or s’impose comme l’actif refuge par excellence.
Tensions Trump-Fed : l’indépendance en question, l’or en ascension
Le regain d’incertitude a été accentué par une déclaration controversée de Donald Trump, appelant la Réserve fédérale à abaisser les taux d’intérêt. Cette pression politique sur la banque centrale remet en question un principe fondamental de la politique monétaire moderne : l’indépendance institutionnelle. Une telle remise en cause alimente une instabilité non seulement conjoncturelle, mais aussi structurelle.
Or, lorsqu’une banque centrale perd en crédibilité, les répercussions peuvent être profondes : affaiblissement du dollar, désalignement de la courbe des taux, tensions sur les marchés obligataires, avec en ligne de mire un impact potentiel sur le financement de la dette américaine. D’autant plus que de nombreuses banques centrales à travers le monde détiennent une part significative de leurs réserves sous forme de bons du Trésor américain.