Le groupe Bank of Africa a terminé l’exercice 2024 sur une forte dynamique, confortant son positionnement parmi les grandes institutions bancaires panafricaines.
Le produit net bancaire (PNB) consolidé a progressé de 10%, atteignant 18,7 MMDH, dopé par la croissance de la marge d’intérêt (+6%) et des commissions (+4%), mais aussi par une hausse significative des revenus de marché.
Le résultat brut d’exploitation (RBE) s’établit à 10 MMDH, en hausse de 23%, tandis que le coefficient d’exploitation consolidé s’améliore de 6 points à 46%, grâce à une maîtrise des charges en baisse de 1%.
Malgré une hausse de 15% du coût du risque à 3,2 MMDH, le résultat net part du groupe (RNPG) franchit un nouveau seuil à 3,4 MMDH, contre 2,7 MMDH une année auparavant.
Une performance solide au Maroc, soutenue par les activités de marché
Au Maroc, le PNB ressort à 8,3 MMDH (+16%), avec une contribution équilibrée entre la marge d’intérêt (+6%), les commissions (+9%) et les activités de marché. Les efforts de maîtrise des charges (+2% seulement dans un contexte inflationniste et d’investissements IT) ont permis une amélioration du coefficient d’exploitation à 45% contre 51% en 2023.
Le RBE au Maroc progresse de 32% à 4,7 MMDH. Le résultat net s’élève à 1,9 MMDH (+21%).
La dynamique commerciale reste soutenue. Les crédits à la clientèle ont crû de 6% à 142 MMDH, tirés par une forte progression des crédits à l’équipement (+33%). Les dépôts, de leur côté, augmentent de 8% à 159 MMDH, grâce notamment aux dépôts non rémunérés stimulés par l’amnistie fiscale.
Le taux de couverture des créances douteuses passe à 64,1% contre 62,2% en 2023, témoignant de la poursuite de l’effort d’assainissement.
Hausse du résultat net en Afrique subsaharienne
En Afrique subsaharienne, le PNB atteint 781 millions d’euros (+3%), porté par une hausse de la marge d’intérêt. Le RBE progresse de 4% à 403 millions d’euros, malgré des charges d’exploitation en légère hausse (+3%).
Signe d’un environnement plus favorable, le coût du risque recule de 37% à 43 millions d’euros, permettant au résultat net part du groupe de BOA Holding de s’établir à 201 millions d’euros (+12%).
Les crédits à la clientèle augmentent de 3%, tout comme les dépôts (+13%), dans un contexte d’incertitude économique dans certains pays d’implantation.
Transformation digitale et inclusion financière : BOA accélère
Bank of Africa poursuit sa mue digitale : elle se positionne comme la première banque au Maroc en parts de marché des opérations transactionnelles émises (23,6%). L’année 2024 a vu le lancement de la plateforme « SCF by BOA » pour le financement digitalisé de la chaîne d’approvisionnement.
La banque met également l’accent sur le soutien aux PME, avec une hausse de 46% des enveloppes de financement accordées, notamment via le programme « Cap Access ». Des offres sectorielles spécifiques comme « GO Siyaha » pour le tourisme ont aussi vu le jour.
Un engagement renforcé pour la finance durable
Précurseur, BOA a soumis à Bank Al-Maghrib le premier rapport climat conforme aux normes ISSB. La banque vise une réduction de 30% des émissions financées de CO₂ d’ici 2030 et la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Elle a également participé au financement de projets structurants, tels que la future centrale thermique d’Al Wahda, et soutenu des initiatives locales à travers le programme « Grow & Pitch ».
Perspectives : un socle renforcé pour la croissance
Le total bilan consolidé s’élève à 333 MMDH à fin 2024 (+9%). Les capitaux propres part du groupe atteignent 29,1 MMDH (+9%).
Avec une levée obligataire subordonnée d’un milliard de dirhams réussie en 2024 et une série de distinctions internationales, Bank of Africa confirme sa capacité à concilier croissance, rentabilité et responsabilité.
Source: medias24.com