Il serait réducteur de limiter les espèces ovines au seul rituel du sacrifice de l’Aïd Al-Adha. Non seulement cet animal joue un rôle socio-économique majeur dans de nombreuses régions du Maroc, mais les races ovines marocaines présentent également une richesse génétique précieuse, essentielle à préserver. C’est ce que rappelle au micro de Médias24 Farid Maarouf, plus connu sous le nom de Lmzabi.
Éleveur de père en fils, Farid est membre de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC). Il incarne cette nouvelle génération d’agriculteurs passionnés. Passion qu’il met au service de la préservation et de l’amélioration génétique des races marocaines, puisqu’il est lui-même sélectionneur. À travers son engagement, il milite pour une meilleure reconnaissance de la filière ovine et pour la valorisation du patrimoine vivant du pays.
Mais cette vocation n’est pas sans embûches. Farid doit faire face à de nombreux défis, notamment liés à l’alimentation du cheptel. La flambée des prix des fourrages et des aliments pour bétail met une pression constante sur les éleveurs, menaçant à la fois la rentabilité de leurs exploitations et la continuité de leur travail de sélection.