Cette embellie trouve sa source principale dans les récents propos de Donald Trump, évoquant une possible réduction des droits de douane imposés à la Chine, un signal perçu comme un tournant majeur par les investisseurs.
La perspective d’un apaisement commercial entre les deux premières économies mondiales nourrit l’optimisme sur les marchés. Depuis l’annonce de Trump, les indices enregistrent des progressions quotidiennes de l’ordre de 1% à 2%. Si ce rythme se maintient sur une semaine, la majorité des places boursières pourraient retrouver leurs niveaux d’avant l’instauration des mesures tarifaires du 2 avril 2025.

Ce regain de confiance traduit plusieurs dynamiques sous-jacentes. La réduction des incertitudes géopolitiques diminue la prime de risque exigée par les investisseurs, favorisant ainsi une réallocation des capitaux vers les actifs plus risqués. De plus, l’anticipation d’une reprise économique alimentée par une détente commerciale renforce l’appétit pour les actions.
Qu’en est-il des matières premières ?
Parallèlement à la remontée des actions, les matières premières, en particulier les actifs refuges, subissent une pression à la baisse. L’or, valeur traditionnelle de protection contre l’incertitude, accuse sa troisième séance consécutive de recul. Le repli des métaux précieux confirme le déplacement des flux financiers des actifs sécuritaires vers les actifs plus risqués.
De leur côté, les cours du pétrole, Brent et WTI, enregistrent aussi de faibles baisses, attribuables à des prises de bénéfices et à l’attente d’une stabilisation de la demande mondiale.

Si la tendance actuelle est clairement haussière, certains éléments appellent toutefois à la prudence. La poursuite du rebond dépend largement d’avancées concrètes dans les négociations commerciales sino-américaines. Tout retour en arrière dans les discussions pourrait inverser brutalement la dynamique.