« La coorganisation du Mondial 2030 par le Maroc servira d’accélérateur pour concrétiser tous les objectifs de la feuille de route qui table sur 26 millions d’arrivées à cette échéance », estime le directeur général de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) qui sera le catalyseur de tous les projets lancés.
1 milliard d’euros pour développer l’attractivité de la destination
Sujet stratégique pour l’avenir du secteur, l’investissement touristique constitue, selon Imad Barrakad, une priorité pour plusieurs départements ministériels (Tourisme, Intérieur, Équipement, Transport) qui se mobilisent ensemble pour activer son développement jusqu’au Mondial.
Afin d’accélérer les transformations structurelles d’ici 2030, le directeur général de la SMIT explique qu’un volume d’un milliard d’euros d’investissements touristiques sera consacré pour développer l’attractivité de la destination avec des bus touristiques, de la signalétique et des centres d’interprétation de patrimoine qui mettront en avant les différents produits et les thématiques qui intéresseront les visiteurs.
Création de petites animations pour un budget de 200 millions d’euros
La deuxième priorité en termes d’investissement concernera la multiplication de structures en rapport avec la création de petites animations et d’activités ludiques dans les différents territoires.
De petits investissements permettront de mettre à la disposition des visiteurs des terrains de paddle ou de mini-parcs d’attractions.
Ne dépassant pas chacun 50 millions de dirhams, les projets de ce type seront financés par des investisseurs privés qui pourront s’appuyer sur les mécanismes prévus par la Charte de l’investissement pour un total d’environ 200 millions d’euros.
2,5 milliards d’euros pour créer 100.000 nouveaux lits
La partie la plus énergisante du plan d’investissements en termes de capitaux concernera, selon lui, les 500 à 700 nouveaux hôtels qui ouvriront leurs portes avant l’échéance du Mondial.
Mobilisant une enveloppe estimée à 2,5 milliards d’euros, ces projets accompagnés par la Charte de l’investissement, ou via des mécanismes régionaux qui pourront contribuer à leur montage financier, permettront de créer 50.000 chambres et 100.000 lits. La capacité litière actuelle s’élève à 300.000.
Et d’ajouter que 70% de ces projets seront réalisés par des investissements nationaux, et le reste par des capitaux étrangers, alors que la ventilation habituelle est de 80-20. La hausse de la part des investisseurs internationaux confirme l’attractivité croissante de la destination Maroc.
Des projets public-privé qui mobiliseront 1 milliard d’euros
En dernier lieu, le plan prévoit d’autres projets centrés sur l’animation comme de grands parcs d’attraction qui seront financés par des partenariats public-privé à hauteur de 1 milliard d’euros.
Au total, les investissements prévus d’ici 2030 en termes d’hôtellerie et d’animations devraient par conséquent mobiliser 4,7 milliards d’euros pour atteindre les 26 millions d’arrivées étrangères.
À la question de savoir si les objectifs de la feuille de route – dont l’objectif de 2024 a été dépassé avec 17,4 millions d’arrivées – allaient être revus à la hausse, le directeur général de la SMIT conclut qu’il est trop tôt pour se prononcer, mais qu’avec le trend haussier actuel, cette éventualité n’est pas à exclure.