En 2024, Risma, opérateur hôtelier coté à la Bourse de Casablanca, a enregistré un taux d’occupation consolidé atteignant 59%, contre 57% en 2023. Cette progression s’est accompagnée d’un chiffre d’affaires consolidé de 1,26 MMDH, en hausse de 8% sur un an.
L’excédent brut d’exploitation (EBE) consolidé progresse de 11% à 461 MDH, tandis que le résultat net part du groupe (hors éléments non courants) ressort à 183 MDH, contre 138 MDH un an auparavant.
En comparaison, le résultat net de 2023 s’était établi à 244 MDH, mais intégrait des éléments exceptionnels liés à la cession d’AGM et à des écritures d’impôts différés.
Le résultat d’exploitation atteint 293 MDH en 2024, en progression de 17%, malgré une légère hausse des amortissements. Cette performance opérationnelle est soutenue par une gestion rigoureuse des charges, bien que le poste « charges d’exploitation » ait légèrement augmenté en raison de la reprise d’activité et des rénovations engagées.
Source: medias24.com
Les résultats financiers, toujours négatifs, s’améliorent légèrement à -78 MDH (contre -92 MDH en 2023), ce qui montre un coût de financement en baisse.
Au 31 décembre 2024, les capitaux propres consolidés s’élèvent à 1,69 MMDH, en hausse de 7%, tandis que l’endettement à long terme recule à 1,39 MMDH contre 1,67 milliard une année auparavant. Le ratio de levier s’améliore, témoignant d’un désendettement progressif du groupe.
La trésorerie reste confortable à 611 MDH, permettant à RISMA de faire face à ses échéances tout en poursuivant ses investissements de rénovation.
Fort de ses résultats, le directoire proposera à l’assemblée générale la distribution d’un dividende ordinaire de 7 DH par action au titre de l’exercice 2024.
Un point d’attention sur les actifs hôteliers
L’audit financier souligne un point d’attention concernant les tests de dépréciation sur les actifs hôteliers. La valeur comptable des goodwill et des actifs hôteliers atteint près de 2,96 MMDH.
Compte tenu de la nature capitalistique du métier, ces actifs font l’objet d’un suivi rigoureux par la direction et les commissaires aux comptes, avec des projections de flux actualisés utilisées pour attester de leur valeur recouvrable.