José Manuel Albares a profité de sa comparution devant la commission des affaires étrangères du Congrès des députés espangol pour « remercier le Maroc, ainsi que la France, pour tout le soutien qu’ils ont apporté afin de redémarrer rapidement les centrales électriques » après la panne d’électricité du 28 avril 2025.

« Ce fait est une preuve supplémentaire de l’excellent état de nos relations avec nos voisins, en particulier avec le Maroc », a souligné le ministre, rappelant que, lors de la récente visite à Madrid de son homologue marocain, Nasser Bourita, ce dernier avait déjà souligné que les deux pays traversent actuellement « les meilleures relations de leur histoire ».

À cet égard, il a souligné deux jalons dans la nouvelle étape de la relation bilatérale qui s’est ouverte à la suite de la lettre du président du gouvernement, Pedro Sánchez, au Roi Mohammed VI, dans laquelle il soutenait que le plan d’autonomie marocain pour le Sahara est « la base la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le différend. Ainsi, il a cité le « record historique » de 23 milliards d’euros d’échanges commerciaux et la récente ouverture du poste de douane de Melilia, ainsi que l’ouverture d’un nouveau poste à Sebta, où il n’en avait jamais existé auparavant.

Cette ouverture, qui s’est concrétisée le 11 février, a expliqué Albares, respecte « l’accord politique » conclu dans la feuille de route du 7 avril 2022 et « fait partie d’un processus plus large, qui est la pleine normalisation de la situation à la frontière, tant pour le passage des personnes que des marchandises ».

Selon ses indications, il s’agit d’un « processus graduel et progressif » qui « implique de nombreux acteurs, y compris les douanes et d’autres administrations des deux pays, et couvre également des aspects tels que la lutte contre l’immigration irrégulière ou la lutte contre la contrebande ».