« À l’issue de recherches lancées depuis l’annonce du contenu du plan de développement régional (PDR 2022-2027), le conseil régional devrait bientôt trancher avant d’annoncer le lieu où sera construit le futur palais des congrès couplé à un parc des expositions », nous révèle la vice-présidente du conseil de la région Casablanca-Settat en ajoutant qu’il est entré dans la dernière phase d’identification du terrain.

Et de préciser que le retard de sa localisation géographique s’explique par l’obligation énoncée par le schéma directeur qui lui impose d’être modulable et éventuellement agrandi au fil des années.

« Le terrain sélectionné sera situé entre l’aéroport et la nouvelle gare LGV »

Contrairement aux allégations faisant état de son implantation dans la région de Benslimane qui accueillera le plus grand stade de football au monde, notre interlocutrice affirme qu’il sera construit entre l’aéroport Mohammed V et la nouvelle gare où passera le TGV vers Marrakech.

Tout en affirmant que cette phase d’identification du foncier est imminente, Asmaa Belkeziz ajoute qu’un groupe privé devrait se porter acquéreur du terrain avant d’entamer sa construction.

Afin d’accélérer le processus de financement du projet, le conseil de la région Casablanca-Settat compte en effet, selon elle, s’associer avec des entreprises dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Une joint-venture entre le conseil régional et un groupe privé

Selon un dirigeant du patronat marocain, plusieurs chefs d’entreprise ont été approchés par le conseil régional pour créer une joint-venture commune qui permettra de financer l’acquisition du foncier nécessaire ainsi que les travaux du futur palais des congrès et du parc des expositions.

« À l’instar du projet homonyme de Marrakech, cette phase d’association financière est essentielle pour accélérer le développement du créneau encore largement sous-exploité du tourisme d’affaires au Maroc », souligne notre interlocuteur qui déplore le fait que la récente tenue du Gitex 2025 dans la ville ocre ait nécessité de monter un chapiteau provisoire.

« Un coût compris entre 3 et 4 milliards de dirhams »

Et d’ajouter qu’au regard de son coût prévisionnel élevé, les autorités régionales n’ont d’autre choix que de mettre en place des mécanismes communs de financement avec le secteur privé marocain, en vue de faire de Casablanca une des capitales mondiales du tourisme d’affaires.

Citant l’exemple du parc des expositions d’Abidjan (16 hectares) qui avait coûté plus d’un milliard de dirhams et celui du grand Théâtre de Rabat (2.000 places) qui avait nécessité 2 MMDH, notre interlocuteur estime que le palais des congrès couplé à un parc des expositions de 5.000 places sur 60 hectares à Casablanca devrait représenter un investissement majeur compris entre 3 MMDH et 4 MMDH.

« Cinq années de travaux nécessaires »

Après l’identification du terrain et une fois la phase de financement achevée, les travaux devraient durer, selon Asmaa Belkeziz, entre cinq et six ans pour une inauguration prévue entre 2030 et 3031.

Prudente, notre interlocutrice précise que la durée des travaux dépendra de sa configuration et qu’il ne sera, par conséquent, achevé qu’à l’issue du prochain mandat du conseil régional (2026-2031).