Ce projet d’expansion de Money Fellows, intervient dans la foulée d’une levée de fonds pré-Série C de 13 millions de dollars, menée par Al Mada Ventures, le fonds d’investissement technologique du groupe marocain Al Mada, aux côtés du fonds Nclude de Development Partners International (DPI).

Des investisseurs historiques comme Partech Africa et CommerzVentures ont également participé à l’opération, qui porte le total des fonds levés par la fintech à plus de 60 millions de dollars.

Le Maroc, un marché naturel pour l’épargne communautaire digitale

« Next stop : Morocco », a annoncé Ahmed Wadi, fondateur et CEO de Money Fellows, saluant un jalon stratégique pour l’entreprise et soulignant la rentabilité de son modèle. Le choix du Maroc n’est pas anodin : le pays se distingue par une culture forte d’épargne informelle, et un environnement réglementaire favorable aux innovations financières.

Le modèle de Money Fellows s’inscrit dans cette tradition locale des daret, en la transposant dans un environnement digitalisé et sécurisé. La plateforme fonctionne selon le principe du ROSCA (Rotating Savings and Credit Association), où les utilisateurs rejoignent des cercles d’épargne digitaux. Chaque participant cotise mensuellement et reçoit, à tour de rôle, le montant total cumulé, le tout sous supervision algorithmique.

Avec plus de 8,5 millions d’utilisateurs actifs en Égypte et un fonctionnement sans dépendance à la dette, l’entreprise affirme avoir maintenu des taux de défaut exceptionnellement bas, tout en atteignant la rentabilité. Son modèle repose sur une mutualisation des fonds et une exposition au risque réduite, grâce à une gestion automatisée des contributions et des retraits, précise Money Fellows.

Une porte d’entrée vers d’autres services financiers

Money Fellows voit au-delà du simple cercle d’épargne. Dans un second temps, la fintech ambitionne de proposer au Maroc des services annexes comme l’assurance, les investissements, la gestion de la paie et les transferts d’argent, construisant ainsi un écosystème complet de services financiers communautaires.

Ce positionnement s’inscrit dans une dynamique plus large de disruption des modèles traditionnels de la finance, en plaçant la technologie et la communauté au cœur de la gestion de l’épargne et du crédit.