Malgré un contexte climatique contraint, la filière sucrière marocaine a réussi à emblaver 40.000 hectares dans les cinq périmètres agricoles concernés. Si les conditions étaient difficiles en début de campagne, les retenues au printemps ont permis d’améliorer les indicateurs agronomiques, en particulier les rendements et la teneur en sucre, deux éléments déterminants pour la rentabilité des cultures, indique un communiqué de Cosumar.
Cette performance repose sur la diffusion à grande échelle de technologies agricoles de précision. Cosumar et ses partenaires ont généralisé l’usage de drones, de capteurs intelligents et de systèmes d’irrigation optimisés, tout en renforçant les pratiques de fertilisation raisonnée, poursuit la même source.
Ces outils permettent une réduction significative des intrants. D’ailleurs, la consommation d’eau a diminué jusqu’à 55% grâce à des solutions intelligentes, tandis que les volumes d’engrais ont diminué de 30%.
L’irrigation goutte-à-goutte, désormais standardisée, engendre une économie moyenne de 25% d’eau par rapport aux pratiques conventionnelles.
Objectif 2025-2026 : emblaver 68.500 hectares en plantes sucrières
Dans la continuité de cette dynamique, Cosumar prépare l’élargissement de ses surfaces agricoles pour la campagne 2025-2026.
L’emblavement prévu s’élève à 68.500 hectares, dont 60.000 hectares de betteraves à sucre. Cette extension représente une hausse de plus de 50% par rapport à la campagne en cours.
Le niveau de production visé correspond à celui de la campagne exceptionnelle de 2016. Il permettra de couvrir une partie substantielle des besoins du marché national, tout en ouvrant la voie à un renforcement des volumes destinés à l’export. Le plan stratégique du groupe prévoit d’atteindre, à partir de 2026, un niveau d’exportation de 1 million de tonnes par an.
Des conditions hydriques plus favorables pour soutenir la filière
Ce déploiement repose également sur des perspectives hydriques favorables. Les barrages alimentant les zones sucrières affichent des taux de remplissage en hausse, tandis que les projets de dessalement lancés par les autorités publiques progressent. En réallouant les ressources en eau vers les besoins agricoles, ces dispositifs contribuent doucement à renforcer la sécurité alimentaire et la pérennité de la filière sucrière.
À travers cette feuille de route, Cosumar consolide sa contribution à un modèle agricole plus autonome, plus efficace et plus résilient face aux aléas climatiques, conclut le communiqué.