Les deux puissances ont convenu de ramener leurs tarifs réciproques à 10%, un niveau certes réduit, mais toujours supérieur aux niveaux antérieurs à l’escalade. Certains droits restent toutefois en vigueur, notamment les 20% imposés par Washington au nom de la lutte contre le fentanyl, et les taxes sur des secteurs stratégiques comme l’acier, l’aluminium et l’automobile n’ont pas été levées.
Marchés financiers et matières premières : des réactions cohérentes à la détente commerciale
La déclaration du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, selon laquelle un « bon mécanisme » est désormais en place pour prévenir toute nouvelle escalade, a été interprétée comme un signal positif.
En réaction, les marchés ont immédiatement intégré cette détente : les contrats à terme sur actions américaines ont bondi, le dollar s’est renforcé face à un panier de devises, et le yuan chinois a gagné du terrain. Ces mouvements reflètent un regain d’optimisme quant à la stabilité commerciale bilatérale.
Les principales places boursières, sans exception, ont ouvert en nette hausse ce lundi 12 mai, traduisant un regain de confiance des investisseurs face à l’apaisement des tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales. Cette dynamique haussière s’inscrit dans un mouvement de soulagement global après des semaines de volatilité.
Du côté des matières premières, les réactions, bien que contrastées, demeurent en ligne avec les mécanismes classiques de transmission entre la sphère géopolitique et l’économie réelle.
Les actifs refuges, à l’image de l’or et de l’argent, sont en repli, conséquence directe du retour de l’appétit pour le risque. À l’inverse, les cours du pétrole (Brent et WTI) ainsi que du gaz naturel affichent une progression marquée. Celle-ci est portée par l’anticipation d’un rebond de la demande mondiale consécutif à la baisse des tarifs douaniers et à l’espoir d’une reprise plus fluide des échanges internationaux.
