Du côté sud-africain, les journaux n’ont pas manqué de souligner que cette finale est l’occasion de prendre leur revanche sur le Maroc, qui les avait battus lors de la finale de 1997 à Rabat (1-0), remportant à l’époque leur premier et unique titre continental chez les U20.
« L’Afrique du Sud s’est qualifiée pour la finale pour la deuxième fois de son histoire, et cette fois, les Amajita veulent renverser l’histoire face au Maroc, tenant de leur unique défaite en finale », peut-on lire sur le site African Football.
Le média sud-africain KickOff parle même d’une « mission historique » pour les jeunes Amajita. « Vingt-huit ans plus tard, c’est le moment pour nos jeunes de réécrire l’histoire contre une équipe marocaine solide, disciplinée, mais prenable ».
L’exploit contre le Nigeria, une source de confiance pour l’Afrique du Sud
La presse sud-africaine insiste beaucoup sur le prestige de leur victoire en demi-finale contre le Nigeria (1-0), une équipe souvent considérée comme favorite de la compétition.
Tylon Smith, buteur face aux Flying Eagles, est présenté par The South African comme un des « héros de cette génération dorée ». Le site ajoute : « Si nous avons pu faire tomber le Nigeria, rien n’interdit de rêver face au Maroc ».
Les commentateurs sud-africains estiment que cette équipe est portée par un « mental d’acier », une « défense bien structurée » et une solidité mentale retrouvée, à l’image de ce que le Maroc avait démontré lors de la Coupe du monde 2022 avec les Lions de l’Atlas.
Certains éditorialistes y voient même un « effet miroir » : « Après avoir été inspirés par le Maroc senior en 2022, les Amajita peuvent désormais leur rendre la pareille », écrit iDiski Times.
Le Maroc respecté, mais pas craint
La presse sud-africaine reconnaît la qualité de l’effectif marocain, en particulier Jones El Abdellaoui, auteur du but victorieux contre l’Égypte en demi-finale.
Pour autant, les médias sud-africains ne voient pas le Maroc comme invincible. « Ce Maroc-là est organisé et très physique, mais ses attaques restent prévisibles. Avec une bonne discipline tactique, les Amajita peuvent les faire déjouer », écrit SowetanLIVE.
La presse insiste aussi sur l’aspect « psychologique » de cette finale : le Maroc est vu comme l’équipe « à battre », celle qui a un passé glorieux à défendre. Une pression que l’Afrique du Sud, en outsider, n’aurait pas.
Objectif : un premier titre pour les Amajita
Il y a une réelle mobilisation médiatique autour de cette finale, qui est vue comme une occasion rare pour l’Afrique du Sud de décrocher un titre continental chez les jeunes, ce qu’elle n’a encore jamais réussi à accomplir. « Cette génération a le potentiel d’être celle qui ramène enfin un trophée. Le Maroc est un test parfait : c’est du haut niveau, mais ce n’est pas lointain du nôtre », déclare un ancien international sud-africain, cité par News24.
Vue du Maroc : entre méfiance et confiance
Pour nous, cette finale a une double valeur : historique et symbolique. Les jeunes Lions de l’Atlas peuvent rééditer l’exploit de 1997, mais surtout inscrire leur nom dans une dynamique ascendante du football marocain, qui brille aussi bien chez les A que chez les U17, U23 et même dans le football féminin.
Face à une Afrique du Sud revancharde, galvanisée par sa demi-finale contre le Nigeria, la vigilance est de mise. Mais les joueurs de Mohamed Ouahbi ont montré depuis le début de la compétition une rigueur tactique, une discipline défensive et une maturité mentale qui les placent aujourd’hui en sérieux prétendants au sacre.
Souhaitons que l’histoire se répète ce dimanche, et que les Lionceaux de l’Atlas soulèvent à nouveau le trophée, vingt-huit ans après leur dernier sacre face… à l’Afrique du Sud.
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