Le vent, cet allié de taille de la ville de Dakhla, en fait une destination de choix pour pratiquer les sports nautiques. À 25 km de la ville du sud du Royaume, se trouve la plage PK25, anciennement connue sous l’appellation plage Trouk. Elle se déroule tout le long de la route côtière. À l’horizon, des centaines de kitesurfs virevoltent au vent, dans une explosion de couleurs qui égayent l’horizon.

Le paysage semble tout droit sorti d’un film. Des enfants s’amusent dans le sable, des adultes bronzent, tandis que certains se lancent dans des aventures nautiques. L’atmosphère est paisible, comme un sentiment de bout du monde. L’immensité du désert enveloppe la plage et lui confère une aura magique.

Autour de PK25, plusieurs établissements hôteliers se sont installés au cours des dernières années. La plupart ont choisi d’élire domicile pour bénéficier de cette vue à couper le souffle. Dépaysement garanti.

Le vent est plus qu’un simple phénomène météorologique, c’est une opportunité en or pour les amateurs de sports nautiques. Pas moins de 300 jours de vents par an, une véritable aubaine. D’après Omar El Alaoui Balrhiti, vice-président du Conseil régional du tourisme (CRT) Dakhla-Oued Eddahab, cette plage reste l’un des spots de kitesurf “les plus emblématiques au monde”. PK 25 se distingue, depuis de nombreuses années, par “la qualité exceptionnelle de son vent, sa sécurité naturelle, et ses conditions idéales” qui attirent aussi bien les débutants que les professionnels.

Il est possible de pratiquer le kitesurf, le wing foil, le windsurf et même le paddle les jours les plus calmes. Ph : CRT Dakhla

Que faire à PK25 ?

L’activité phare de la plage PK 25, c’est bien sûr le kitesurf, grâce aux conditions de vent constantes et à la configuration idéale du plan d’eau. Le responsable nous explique qu’il est possible de pratiquer le wing foil, le windsurf et même le paddle les jours les plus calmes.

L’attrait pour l’hébergement en écolodge ou en caravane charme les amateurs de nature et de tranquillité ; cela permet à des “activités comme le yoga, les balades en bord de lagune ou l’observation des oiseaux » de se développer, mentionne Omar El Alaoui Balrhiti.

Dépaysement garanti. Ph : CRT Dakhla

Et la fréquentation ?

Dakhla n’est plus seulement un spot pour les sports de glisse, mais aussi pour les personnes en quête de détente, de dépaysement et de nature durant l’année. La ville est devenue “un véritable hub touristique”, estime le vice-président du CRT. Il qualifie la fréquentation d’“impressionnante, avec plus de 130 camping-cars installés durant la haute saison”. Et pour cause, le flux touristique autour des clubs et des hôtels de la région reste très soutenu, avec une affluence importante en hiver, une période clé pour le kitesurf et d’autres sports nautiques.

L’hôtellerie sportive a de beaux jours devant elle dans la région de Dakhla-Oued Eddahab. Ph : CRT Dakhla

Les hôtels à Dakhla prolifèrent autour du PK25

L’hôtellerie sportive a de beaux jours devant elle dans la région de Dakhla-Oued Eddahab. Depuis les années 2010, les hôteliers s’installent, de plus en plus, au PK25, séduits par les atouts du lieu. La plupart des grands hôtels de Dakhla ont élu domicile autour de cette plage.

Un des grands opérateurs touristiques de Dakhla explique à Médias24 avoir opté pour le PK25, puisque “la plage se trouve tout au fond du lagon et le plan d’eau se prête mieux qu’ailleurs à la pratique des sports nautiques”. Pour les débutants, cette plage est propice à la pratique du kitesurf, car elle est moins exposée, davantage protégée et l’eau plus plate. Notre interlocuteur précise que PK25 se prête à une hôtellerie focalisée sur le kitesurf.

“La région du PK25 est un peu victime de son succès. Il y a un hôtel tous les 400 mètres. Le monde attire le monde”, souligne notre interlocuteur.

Le vice-président du CRT Dakhla-Oued Eddahab, pour sa part, invoque un emplacement “stratégique” avec un potentiel touristique “exceptionnel”. Il explique que cette zone dispose “d’un environnement naturel préservé, d’une lagune aux eaux calmes et d’un vent régulier qui en font l’un des meilleurs spots de glisse au monde”. PK25 est un lieu paisible, éloigné du tumulte urbain, qui attire une clientèle en quête d’authenticité et de bien-être. D’après Omar El Alaoui Balrhiti, les hôteliers peuvent proposer “des expériences uniques, alliant sport, détente et immersion dans la nature saharienne”.

Une impression de bout du monde. Ph: CRT Dakhla

Touristes en quête d’espace

L’attrait de cette plage a accéléré l’installation de plusieurs hôtels dans le lieu, attirés par le potentiel hors norme du lieu. “Jusqu’aux années 2015-2016, tout allait bien, puis les hôtels ont commencé à sortir de terre, un hôtel, puis dix, puis vingt. Il y a une limite à cela. Nous avons une clientèle étrangère à 90%. Les touristes viennent en quête d’espace. Ils ne viennent pas à Dakhla pour être les uns sur les autres”, déplore l’opérateur touristique de la région.

Ce dernier avait commencé à chercher d’autres endroits sur le lagon pour installer son hôtel, à partir des années 2018, avant la période du Covid-19. Le kitesurf est un sport “qui demande de l’espace” ; si jamais il y a trop de personnes sur l’eau, “cela peut rapidement devenir dangereux”, alerte notre source. Il préconise de laisser au moins 1 km entre chaque hôtel pour préserver le cachet authentique de Dakhla.