Dans un contexte toujours marqué par le stress hydrique, la campagne agricole 2024-2025 en cours dans la région de Marrakech-Safi montre des signes encourageants. Notamment grâce à un cumul pluviométrique de 143 mm, en hausse de 35% par rapport à la saison précédente. De quoi redonner de l’espoir aux agriculteurs.
La reprise des précipitations a permis d’estimer la production céréalière prévisionnelle à 1,1 million de quintaux. « Côté maraîchage, 20.000 hectares ont déjà été semés en cultures printanières, notamment en oignon et en tomate, essentiels à l’approvisionnement du marché national », précise à Médias24 Mbarek Ait Omar, chef de division du développement des filières agricoles à la direction régionale de l’agriculture Marrakech-Safi.
Bien que la superficie agrumicole ait reculé de 24%, passant de 16.500 à environ 12.000 hectares, à cause de la sécheresse, la production de cette année est en amélioration par rapport à la précédente. « La région a produit environ 210.000 tonnes d’agrumes, dont plus de 100.000 tonnes sont exportées. Cette résilience s’explique notamment par la prédominance de la mandarine Afourer, qui représente 65% de la superficie nationale et continue d’offrir une bonne valeur ajoutée », affirme notre interlocuteur.
Les précipitations ont permis la régénération du couvert végétal, améliorant les pâturages. Cela a conduit de nombreux éleveurs à conserver leur cheptel, notamment les brebis.
Concernant les filières animales, un regain d’espoir chez les éleveurs a été constaté. « Les précipitations ont permis la régénération du couvert végétal, améliorant les pâturages. Cela a conduit de nombreux éleveurs à conserver leur cheptel, notamment les brebis, avec en perspective une relance de la production ovine », précise M. Ait Omar.
Par ailleurs, l’aviculture reste un pilier régional avec une production annuelle moyenne de 115.000 tonnes de viande blanche. L’apiculture, de son côté, maintient le cap avec une production moyenne de 750 tonnes de miel, soutenue par une meilleure disponibilité des ressources mellifères cette saison.
Enfin, pour faire face à la raréfaction de l’eau, 163.000 hectares sont équipés en irrigation goutte-à-goutte, dont 56.000 hectares depuis le lancement de la stratégie Génération Green. En parallèle, les agriculteurs de la région adoptent de plus en plus des outils numériques pour optimiser la gestion de l’eau et le suivi des cultures.
https://medias24.com/2025/03/25/apres-la-secheresse-un-printemps-despoir-mais-des-fragilites-tenaces/