La réforme du football marocain, entamée en 2009 par le lancement de l’Académie Mohammed VI de football, s’est accélérée à partir de 2014 à l’arrivée de Fouzi Lekjaa à la tête de la FRMF.
Aujourd’hui, les trois piliers sont en place : gouvernance, formation et infrastructure.
Ce dossier est consacré à la formation des jeunes, dernier maillon de cette réforme globale.

→Politique d’infrastructures
L’Académie Mohammed VI : inaugurée en 2009. Elle a entre autres formé des footballeurs renommés comme Nayef Aguerd, Youssef En-Nesyri, Azzedine Ounahi, Alaa Bellaarouch, Mouad Dahak, Hamza Koutoune, Abdelhamid Ait Boudlal, Fouad Zahouani… Cette académie reste, au Maroc, le modèle en matière de formation.
Le Complexe Mohammed VI de Maâmora a été inauguré en 2019. Ce centre de haut niveau sur 30 hectares comprend neuf terrains d’entraînement, un internat pour 480 jeunes joueurs, une clinique médicale, un hall couvert…
Modernisation des stades et centres régionaux : construction et rénovation de plusieurs complexes dans les villes de Berkane, Laâyoune, Agadir, Marrakech, etc., pour accueillir les sélections nationales et les clubs professionnels. La construction du Stade Hassan II de Benslimane, ainsi que la rénovation et/ou extension des stades de Tanger, de Casablanca, de Fès et d’Agadir, sont en cours pour accueillir les matchs de la CAN 2025.
→ Professionnalisation du championnat national
Botola Pro 1 & 2 : passage à un statut pleinement professionnel avec licences obligatoires, contrats types, contrôle financier et commercialisation centralisée des droits TV.
Structuration des clubs : chaque club des divisions 1 et 2 doit disposer de trois catégories de formation (U17, U20, U23) et répondre à des normes de gouvernance et d’infrastructure.
→ Gouvernance, transparence et nouveau modèle de développement
« Vision 2025 » : déployée à partir de 2023–24, cette stratégie se décline en six axes : compétitions, infrastructures, formation, arbitrage, football féminin et excellence administrative.
→ Formation et professionnalisation des acteurs
En matière d’arbitrage professionnel, 36 arbitres sont issus de la première promotion. Le Maroc est devenu ainsi le premier pays africain à disposer d’un corps d’arbitres sous statut professionnel.
→ Le développement du football féminin
Un plan volontariste du football féminin a été annoncé en 2019 avec la construction de centres dédiés, le soutien aux ligues régionales et le financement de nouvelles compétitions pour développer une filière complète.
→ Réformes opérationnelles
Unification des périodes de transferts : les fenêtres nationales ont été alignées sur le calendrier FIFA pour fluidifier les échanges de joueurs et renforcer la compétitivité des clubs.
La VAR a été introduite dans les stades de Botola Pro.
→ Rayonnement et influence internationale
Organisation de la CAN 2025, du Mondial 2030, et de nombreuses compétitions régionales et continentales, qui concernent les clubs, les équipes nationales, le futsal ou le football féminin.
Le Maroc, à travers Fouzi Lekjaa, est désormais 1ᵉʳ vice-président de la CAF. Il est également membre du conseil de la FIFA.
Au final, le Maroc a travaillé sur la chaîne de valeur complète du football, de la détection (minimes) à la formation de toutes les catégories, en passant par les infrastructures et la gouvernance. C’est pour cela que les performances sont au rendez-vous, et que le Royaume est considéré comme un modèle continental en la matière.