Sur proposition du premier secrétaire, Driss Lachgar, le Conseil national de l’Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition) a décidé de la tenue du 12ᵉ congrès national du parti du 17 au 19 octobre prochain à Bouznika.
Le Conseil national (parlement du parti) que préside Habib el Malki, et en prenant cette décision, se réfère aux statuts internes du parti au sujet des congrès nationaux et à la loi organique 29-11 relative aux partis politiques.
Cette instance de décision des socialistes a également pris la résolution de mettre en place un comité préparatoire qui veillera aux aspects matériel, moral et logistique de l’organisation du 12ᵉ congrès.
Driss Lachgar, selon un communiqué du Conseil national, aura la latitude de proposer la participation au comité préparatoire de toute personne susceptible d’apporter un plus à la préparation du prochain congrès national.
Un dialogue national autour des élections
Le communiqué final du Conseil national qui s’est réuni le 17 mai à Rabat a évoqué plusieurs points liés à la scène politique nationale. Sur un ton véhément, cette instance de décision de l’USFP a décrié « les déséquilibres entre les institutions et en leur sein ».
Les socialistes dénoncent « L’hégémonie totale de l’empiètement en violation de l’esprit de la Constitution et du vrai multipartisme pour lequel ont milité le peuple marocain et ses forces vives ». L’USFP critique aussi « la remise en question des droits constitutionnels de l’opposition pour favoriser la logique du parti unique tri-céphal ».
Pour ce qui concerne les prochaines échéances électorales, l’USFP exprime son inquiétude quant à la sourde oreille du gouvernement suite aux demandes d’ouvrir un dialogue national « sérieux et responsable » sur l’arsenal législatif des prochains scrutins.
« Dans ce sens, l’USFP appelle à réunir les conditions pour rassurer l’opinion publique et les partenaires démocratiques au sujet de l’honnêteté et de la crédibilité des prochaines opérations électorales ».
Les camarades de Driss Lachgar renouvellent aussi leur demande de revenir à la commission nationale et aux commissions provinciales des élections avec la représentativité au Parlement comme critère pour y siéger.