Ce projet de jumelage, qui s’inscrit dans le cadre du programme européen « Al Ard Al Khadraa – Terre verte », financé par l’Union européenne, reflète la solidité du partenariat stratégique maroco-européen autour d’enjeux communs, tels que l’adaptation aux changements climatiques, la préservation des ressources naturelles et le renforcement des capacités institutionnelles en matière de gouvernance forestière et environnementale.
À cette occasion, le directeur général de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), Abderrahim Houmy, a souligné que ce projet de jumelage porte une vision ambitieuse, résolument tournée vers l’avenir, notant qu’il constitue une réponse structurante aux défis contemporains de nos écosystèmes forestiers et traduit une volonté commune de consolider les fondements de la gouvernance forestière au service des générations futures.
Abderrahim Houmy a relevé que ce projet est fondé sur une logique de co-construction, d’apprentissage mutuel et d’innovation institutionnelle. « Par ce partenariat, nous avons l’opportunité de conjuguer des expertises diversifiées, d’enrichir nos méthodologies d’intervention et d’instaurer un cadre durable d’échange entre les institutions marocaines et européennes œuvrant dans le domaine de la gestion des ressources naturelles », a-t-il affirmé.
Il a relevé que le présent jumelage institutionnel se veut un outil stratégique d’accompagnement, venant appuyer les efforts de l’ANEF dans la concrétisation des grands objectifs de la stratégie Forêts du Maroc.
Il s’articule autour de quatre axes prioritaires, à savoir:
– l’optimisation de l’organisation institutionnelle et fonctionnelle de l’Agence ;
– la refonte du modèle économique forestier ;
– le renforcement des compétences techniques et managériales ;
– la consolidation de la communication institutionnelle.
Et d’ajouter que ces axes traduisent la volonté de l’ANEF de bâtir une institution performante, agile et ancrée dans son environnement territorial, capable de répondre aux défis multiples que sont la lutte contre les changements climatiques, la désertification, la perte de biodiversité et la dégradation des sols.
De son côté, le vice-président de la Délégation de l’Union européenne au Maroc, Daniele Dotto, a mis en avant la portée de ce premier projet de jumelage dans le secteur forestier que l’UE finance au Maroc, à hauteur de 1,25 millions d’euros.
« Il est en effet important, dans le cadre du Partenariat vert Union Européenne-Maroc et dans la perspective du futur Pacte méditerranéen, d’avoir des institutions forestières performantes, alignées sur les meilleurs standards internationaux », a-t-il souligné.
Ce projet de jumelage repose sur un dispositif de coopération structuré autour de l’échange entre pairs, du partage de bonnes pratiques et du transfert de savoir-faire. Les domaines d’intervention prioritaires couvrent la gouvernance forestière, l’innovation technologique, la recherche appliquée, ainsi que le renforcement des capacités des cadres et techniciens forestiers.
L’organisation de cette manifestation, coïncidant avec la Journée internationale de la biodiversité, célébrée cette année sur le thème « Harmonie avec la nature et développement durable », vient renforcer la portée symbolique et stratégique de l’initiative.
(Avec MAP)