L’organisation conjointe de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et de la Coupe du monde 2030 constitue un véritable levier de transformation pour le Maroc. C’est le message qu’a tenu à faire passer Mohamed Saâd Berrada, ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, lors d’une réunion organisée le mercredi 21 mai à Rabat par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF), consacrée aux projets structurants liés à ces deux événements majeurs.
« C’est presque 20 milliards de DH avant la CAN, et 10 autres milliards de DH par la suite« , a révélé le ministre, insistant sur l’ampleur des investissements publics pour mettre à niveau les infrastructures sportives, en particulier les stades.
Il a précisé que le ministère, en tant que maître d’ouvrage, supervise directement la réalisation de ces infrastructures, en étroite collaboration avec la Sonarges, chargée de leur gestion et de leur maintenance à long terme. Il a également tenu à remercier l’ANEP, qui assure les équipements et les travaux de gros œuvre des stades, sous la direction de Zineb Benmoussa.
Une vision au-delà du sport : un projet de société
Mais au-delà de la logistique et des infrastructures, l’État veut faire de la CAN 2025 et du Mondial 2030 un véritable projet de société. En tant que ministre de l’Éducation, Berrada insiste sur l’importance d’impliquer les élèves et de renforcer le rôle du sport à l’école.
Il cite notamment le chantier du sport-études, aujourd’hui en plein essor, avec plus de 8000 élèves-athlètes combinant scolarité le matin et entraînements l’après-midi. « Ce sont nos meilleurs élèves », souligne-t-il, en insistant sur les vertus éducatives du sport et la nécessité de former les futurs champions dès l’école.
Le sport pour tous, partout
Le ministre a également mis l’accent sur la démocratisation du sport, à travers le réaménagement des terrains scolaires et la création d’infrastructures de proximité, même dans les zones rurales les plus reculées. « On veut que nos installations sportives soient ouvertes sur leur environnement », a-t-il affirmé, évoquant l’objectif d’ouvrir des terrains dans toutes les communes, pour permettre à tous les jeunes de pratiquer le sport, indépendamment de leur lieu de résidence.