L’international marocain Achraf Hakimi a mené son équipe, le Paris Saint-Germain, au sacre en Coupe de France, en contribuant à la victoire par trois buts à zéro face à Reims, lors de la finale disputée ce samedi 24 mai au Stade de France.

L’équipe parisienne a imposé sa domination totale sur le déroulement de la première mi-temps, Bradley Barcola ouvrant le score rapidement à la 16ᵉ minute, avant que le même joueur ne double la mise trois minutes plus tard, profitant d’une passe décisive de son coéquipier Désiré Doué.

Le Paris Saint-Germain a poursuivi son pressing haut, permettant à l’international marocain Achraf Hakimi d’inscrire le troisième but à la 43e minute, d’une frappe précise qui a confirmé la supériorité technique et tactique de la troupe de l’entraîneur Luis Enrique lors des 45 premières minutes de la rencontre.

En seconde période, l’équipe parisienne s’est contentée de gérer le match avec aisance, face à l’absence de réaction concrète de Reims qui s’est heurté à la nette supériorité parisienne sur les plans physique et tactique.

Hakimi est ainsi devenu le deuxième joueur arabe à marquer en finale de la Coupe de France, après l’international marocain Zakaria Aboukhlal, qui avait fait trembler les filets contre Nantes avec Toulouse lors de l’édition 2023. Tandis que Désiré Doué s’est distingué par une performance remarquable en délivrant deux passes décisives, devenant le premier joueur à réaliser cet exploit en finale depuis le début du XXIe siècle.

Avec cette victoire, le Paris Saint-Germain remporte la Coupe de France pour la seizième fois de son histoire, consolidant son record de titres dans la compétition.

« Luis Enrique a fait de moi un meilleur joueur »

Achraf Hakimi a fait l’éloge de son entraineur au PSG, Luis Enrique, après la fin de la rencontre. Il a ainsi déclaré à la télévision française : « Enrique est un entraîneur proche des joueurs, très lié au groupe, et doté d’un grand sens humain ; il est toujours attentif à ses joueurs et leur fait confiance ».

Il a ajouté : « Il a joué un rôle très important dans mon évolution, dans différents aspects du jeu. Avec Luis Enrique, mes performances se sont améliorées ; grâce à lui, j’ai pu améliorer mes statistiques ».

« Je me suis amélioré avec Enrique, et je joue désormais plus près de la surface de réparation. J’ai un rôle à jouer sur le plan offensif. Depuis que je suis petit, j’ai toujours eu cette envie d’attaquer, mais je ne dois pas oublier la défense ».

Hakimi a marqué lors du match contre le Stade de Reims son statut de l’une des principales stars de l’équipe parisienne. Il porte ainsi son total à 8 buts cette saison, dont 4 en Ligue 1, 3 en Ligue des Champions, et un but en Coupe de France.

Le « Lion de l’Atlas » a également marqué son premier but en Coupe de France depuis son arrivée au Paris Saint-Germain, après avoir disputé 10 matchs dans la compétition. Au total, il a marqué 22 buts en 167 matchs, toutes compétitions confondues, avec le géant du football français.

Achraf Hakimi
Achraf Hakimi, Ousmane Dembélé et Luis Enrique pris en photo avec le drapeau marocain et le trophée de le Ligue 1

Hakimi, un « athlète hors norme » (Le Parisien)

Achraf Hakimi est un “athlète hors norme”, avait écrit le quotidien français Le Parisien, notant que le capitaine des Lions de l’Atlas, rapide, endurant et puissant, affiche des aptitudes impressionnantes.

Avec 58 matchs disputés cette saison, la quatrième sous le maillot du PSG, le défenseur de 26 ans garde même une fraîcheur physique intacte, souligne l’auteur de l’article, notant que Hakimi a confirmé cette année à peu près tout ce que l’on savait déjà de lui : une influence toujours aussi grande dans les trente derniers mètres adverses, un pouvoir d’accélération détonnant dans son couloir et quelques lacunes défensives qui le rendent encore perfectible.

Mais, à quelques jours de refermer le chapitre le plus abouti de son aventure parisienne (8 buts, 14 passes décisives, soit le meilleur bilan de sa carrière), c’est certainement cette dimension physique affichée tout au long d’une saison interminable qui impressionne encore davantage, relève-t-il.

Et de rappeler que, depuis ses débuts en professionnel, Hakimi s’est toujours appuyé sur des qualités athlétiques évidentes, qui sont encore plus frappantes durant cet exercice où le numéro 2 parisien affiche une fraîcheur physique intacte et garde le même volume de jeu dans cette dernière ligne droite.

Le quotidien rappelle encore que le parcours de combattant de l’international marocain a démarré cette année le 16 juillet 2024 avec le début de la préparation pour les JO de Paris avec les Lionceaux de l’Atlas (médaille de bronze) et pourrait se prolonger jusqu’au 13 juillet en cas de finale de Coupe du monde des clubs.

Malgré cet enchaînement dantesque, l’ancien sociétaire de l’Inter de Milan répète les mêmes efforts, avec la même détermination, fait-il observer, relevant que dès son plus jeune âge, le latéral droit a étalé ses facilités sur le sprint à l’école, avant de pratiquer l’athlétisme, un sport qui lui a fait travailler son explosivité et son endurance, deux aspects toujours très marqués dans son jeu.

Deuxième élément le plus utilisé par Luis Enrique cette saison (46 matchs, 3 895 minutes jouées), juste derrière Willian Pacho, le meilleur joueur africain de la saison de Ligue 1 se démarque aussi par sa capacité à associer un volume de courses très important (plus d’une vingtaine de sprints par match en championnat) à une vitesse très élevée qu’il est capable de maintenir sur plusieurs mètres et de reproduire à différents instants, souligne l’auteur de l’article.

Cette saison, ajoute-t-il, le Marocain est le joueur le plus rapide en Ligue des champions après avoir été enregistré à 36,9 km/h, à égalité avec Haaland, tout en étant le quatrième homme à avoir parcouru le plus de distance pendant la compétition avec 177,3 km au compteur en 16 matchs.

Hakimi a encore tendance à privilégier ses innombrables projections vers l’avant qui peuvent mettre en difficulté ses partenaires de défense, poursuit-il, soulignant que ses qualités l’amènent à être attiré par le but.

“Un statut à affirmer le 31 mai contre le latéral droit de l’Inter Milan, Denzel Dumfries, autre référence mondiale du poste…”, conclut le quotidien.

Ballon d’Or : Hakimi, un défenseur qui défie les pronostics

Figure de proue parmi les défenseurs mondiaux, Achraf Hakimi voit son éclat parfois éclipsé par la prédominance statistique des attaquants. Sa 17e place aux « Ballon d’Or Power Rankings » 2025, derrière un Ousmane Dembélé aux 44 actions décisives, illustre ce biais.

L’influence de Hakimi sur le jeu est pourtant majeure. Défiant la tradition du Ballon d’Or peu encline à récompenser les défenseurs, et encore moins les latéraux, il a les cartes en main pour changer la donne. Des succès en Ligue des champions et en Coupe du monde des clubs, alliés à des prestations remarquables en équipe nationale, en feraient un prétendant incontournable.

Incarnation d’un football africain triomphant, Hakimi est au sommet de son art. Son éventuel sacre au Ballon d’Or ne serait pas une surprise, mais la reconnaissance méritée de son talent exceptionnel et de sa régularité au plus haut niveau.