« Le lancement du premier groupement est imminent dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima« , a-t-il déclaré. Rappelons que « le Roi Mohammed VI a d’ailleurs nommé, lors du dernier Conseil des ministres, le directeur général de ce groupement territorial ».
Les mesures d’accompagnement mises en place par le ministère
« Pour accompagner cette réforme d’envergure, le ministère de la Santé a engagé plusieurs actions en lien avec les professionnels du secteur. Parmi elles, la préparation du projet de décret portant statut des professionnels de santé au sein des groupements, le projet d’arrêté fixant les conditions d’élection des représentants de ces professionnels au sein des conseils d’administration des groupements, ou encore le décret encadrant le démarrage effectif dans la région pilote de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH) ».
« Dans une approche participative, le ministre travaille également à l’implication des partenaires sociaux dans l’opérationnalisation de cette réforme. Plusieurs réunions ont déjà été tenues avec les syndicats du secteur de la santé ainsi qu’avec le syndicat national de l’enseignement supérieur. La plus récente, tenue la semaine dernière, a permis de présenter et discuter le projet de statut des professionnels de santé, les grandes lignes du salaire variable, la centralisation des salaires, ainsi que les aspects techniques liés à la gestion des ressources humaines durant la phase de transfert ».
« Le projet d’arrêté fixant les conditions et modalités d’élection des représentants des professionnels de santé dans les conseils d’administration a aussi été partagé avec les partenaires sociaux », a ajouté le ministre.
Près de 9.900 professionnels de santé dans la région de TTAH
Et de poursuivre : « Dans le cadre du lancement effectif du groupement de TTAH, plusieurs mesures ont été prises en matière de ressources humaines. Il s’agit notamment d’un recensement détaillé des fonctionnaires et de leur situation administrative, de la mise à jour de leur statut administratif et financier, en particulier en ce qui concerne les avancements et les indemnités. »
« La région compte près de 9.900 professionnels de santé », souligne Amine Tahraoui, « répartis entre cadres médicaux, paramédicaux, techniques et administratifs. » Une gestion rigoureuse est donc nécessaire pour garantir la continuité et la qualité des services dans la région ».
« En parallèle, le ministère, en coordination avec les autorités concernées, notamment celles en charge du budget, prépare les documents de référence pour la tenue du premier conseil d’administration du groupement pilote. Ce travail comprend le programme annuel, l’organigramme du groupement, le règlement intérieur ainsi que le statut des professionnels, conformément au projet de décret ».
Une plateforme de prise de RDV en ligne et de consultation des comptes rendus médicaux
Conscient de l’importance du numérique pour la réussite du projet, le ministère a également lancé plusieurs initiatives structurantes dans la région TTAH, qui servira de modèle pour une généralisation progressive à d’autres régions.
Ainsi, « le système d’information hospitalier a été généralisé à 20 hôpitaux de la région. Le déploiement du système numérique est également en cours dans 289 centres de santé, accompagné du développement d’une plateforme de prise de rendez-vous en ligne et de consultation des comptes rendus médicaux. Un projet de calendrier vaccinal digitalisé est également en cours de lancement », a par ailleurs déclaré le ministre de la santé.
Un nouveau programme de santé régional, couvrant 37 spécialités
Enfin, « un programme régional de santé a été élaboré, en coordination avec les cadres du CHU de la région, la Direction régionale de la santé et plus de 60 professionnels de la région », a-t-il ajouté.
« Il couvre 37 spécialités et a été structuré en deux phases. La première est relative à un diagnostic détaillé de l’offre de santé et de la demande dans chaque circuit de soins, à l’identification des unités, des équipements, des ressources humaines et des manquements. La seconde phase porte sur l’élaboration de recommandations à court et moyen terme, l’identification des priorités et des propositions d’investissements pour améliorer la qualité des soins ».
« Ce travail a abouti à la structuration de circuits de santé clairs dans plusieurs domaines clés, notamment de la chirurgie, de l’oncologie, de la santé mentale et des urgences… »
« Enfin, plus de 250 recommandations ont été formulées, constituant une référence stratégique pour l’organisation et le développement de l’offre de santé au sein des groupements territoriaux de la région », a conclu Amine Tahraoui