Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a reçu mercredi 28 mai à Rabat son homologue égyptien, Badr Abdelatty, ministre des Affaires étrangères, de l’immigration et des affaires des Egyptiens à l’étranger.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre le Maroc et l’Égypte, à la lumière des orientations du Roi Mohammed VI et du Président Abdel Fattah Al-Sissi.

À cette occasion, M. Bourita a reçu un message écrit adressé au Roi par le Président égyptien, traduisant la « volonté des dirigeants des deux pays de consolider la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et la République Arabe d’Égypte et de les hisser à des horizons plus larges de coopération et de complémentarité, au service des deux pays frères ».

 Une commission conjointe de coordination et de suivi

Les deux ministres ont salué la solidité des liens entre leurs pays et exprimé leur ambition de leur insuffler un nouvel élan, notamment sur le plan économique. Ils ont convenu de renforcer la complémentarité entre les deux économies dans une logique de partenariat gagnant-gagnant, en mettant l’accent sur le rôle du secteur privé comme moteur de cette coopération.

Pour structurer cette ambition, il a été décidé de mettre en place une commission conjointe de coordination et de suivi, présidée par les chefs de gouvernement des deux pays et composée de ministres sectoriels. Cette instance se réunira régulièrement, en alternance entre Rabat et Le Caire. La tenue au Caire, courant 2025, de la 4e session du mécanisme de dialogue politique et stratégique a également été annoncée.

Par ailleurs, le ministre égyptien a réitéré l’attachement de son pays aux principes du communiqué conjoint du 10 mai 2022, notamment le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et la promotion du développement comme socle de stabilité.

Les deux parties ont abordé les grandes questions régionales et internationales d’intérêt commun, mettant en avant la nécessité de « renforcer la solidarité arabe et de promouvoir l’action collective pour la stabilité de la région ».

Sur le dossier palestinien, les deux ministres ont réaffirmé leur attachement à une solution à deux États, conformément aux résolutions internationales et à l’Initiative de paix arabe. Concernant la situation à Gaza, ils ont souligné l’urgence d’un cessez-le-feu global, l’application de ses termes, l’acheminement fluide de l’aide humanitaire et la relance du processus politique.