L’Ordre des notaires a communiqué sur les mesures de cybersécurité adoptées ou en voie de l’être après l’audit effectué par la DGSSI, qui relève de la Défense nationale.
C’est par la plume de son secrétaire général Mohamed Rachid Tadlaoui que cette communication a été effectuée, sur LinkeIn.
L’annonce précédente faite par la DGSSI apportait trois informations essentielles:
-les données fuitées proviennent exclusivement de la plateforme tawtik.ma utilisée par les notaires.
-les systèmes de la Conservation foncière ANCFCC n’ont pas été comprimis.
-des vulnérabilités ont été constatées sur la plateforme tawtik.ma et des correctifs apportés.
M. Tadlaoui passe de son côté, un message clair aux notaires: la digitalisation est un impératif. Un impératif qui impose les mesures de sécurité.
Il annonce donc « le déploiement immédiat du mécanisme de double notification, renforçant ainsi l’authentification et la traçabilité des opérations sensibles ».
Il livre également une partie des prochaines étapes:
« 1. Renforcer les pare-feux et les solutions antivirus certifiées.
« 2. Généraliser le chiffrement des communications et documents.
« 3. Former les notaires et collaborateurs aux risques cyber.
« 4. Mettre en œuvre un cloud souverain sécurisé.
« 5. Effectuer des audits réguliers des infrastructures informatiques.
« 6. Élaborer un protocole national de gestion des incidents cyber ».
Notons que dans son post, le secrétaire général de l’Ordre des notaires évoque une « tentative d’infiltration ciblée du système Tawtik ». Or, les documents proviennent bien de cette plateforme. S’il s’agit d’une tentative, on peut dire qu’elle a réussi.