Tout a commencé avec la diffusion d’annonces promotionnelles pour un concert en hologramme de Abdelhalim Hafez, prévu lors de la 20ᵉ édition du Festival Mawazine-Rythmes du monde.
En réaction, la famille de l’artiste, par la voix du neveu de Abdelahim Hafez, Mohamed Shabana, a exprimé sa « surprise » dans un communiqué publié sur Facebook, affirmant « n’avoir été ni contactée ni consultée à ce sujet ».
La famille précise que les droits liés au nom, à l’image et à la voix du chanteur sont exclusivement détenus par une seule société, avec laquelle un contrat officiel a été signé. Elle estime que toute utilisation non autorisée constituerait une « violation grave des droits de propriété intellectuelle », passible de poursuites judiciaires.
Mawazine invoque le respect du droit
De son côté, Maroc Cultures, l’association organisatrice du festival, affirme avoir respecté la législation en vigueur. Dans un communiqué, elle indique avoir pris « toutes les dispositions légales nécessaires auprès de l’unique entité détentrice des droits de l’artiste ».
« Les autorisations relatives à l’exploitation de l’image, de la voix et du répertoire du chanteur égyptien ont été obtenues, en amont, auprès de l’agence officiellement habilitée à gérer ces droits. Ces engagements contractuels ont été conclus bien avant toute communication publique concernant le concert », précise la même source.
L’association réaffirme son attachement au respect des droits des créateurs et de leurs ayants droit. « Depuis plus de deux décennies, Mawazine fait de la rigueur juridique et du respect des ayants droit une ligne de conduite intangible ».
Elle souligne enfin que ce concert en hologramme vise à promouvoir le patrimoine artistique et culturel, en rendant hommage à Abdelhalim Hafez et en permettant au public de redécouvrir son œuvre.