Le tirage au sort de la Coupe du monde des clubs n’a pas été tendre avec le Wydad Athletic Club (WAC). Pour leur entrée en lice, mercredi 18 juin, les hommes de Mohamed Amine Benhachem affrontent Manchester City au Lincoln Financial Field, à Philadelphie, aux États-Unis.

Même s’ils sortent d’une saison en demi-teinte, marquée par la perte de leur titre de champion d’Angleterre au profit de Liverpool, les Citizens ont tout de même réussi à décrocher leur qualification pour la prochaine édition de la Ligue des champions, à la faveur d’une fin de saison plus conforme à leurs standards.

La compétition intercontinentale prend des allures de session de rattrapage pour les protégés de Pep Guardiola. Le technicien catalan a certes perdu son maître à jouer, le Belge Kevin De Bruyne, qui s’est engagé avec Naples, sacré en Série A. Mais après une fièvre acheteuse qui n’est pas sans rappeler les premières saisons ayant suivi la prise en main des nouveaux propriétaires au crépuscule des années 2000, les Citizens semblent désormais lourdement armés.

Les joueurs de Manchester City engagés dans la Coupe du monde des clubs

Fondé en 1880 sous le nom de St. Mark’s (West Gorton), Manchester City est l’un des clubs doyens au Royaume-Uni. Longtemps dans l’ombre de son rival local Manchester United, il a connu des décennies de résultats inconstants, avant de vivre un tournant majeur en 2008.

Cette année-là, le rachat du club par le fonds d’investissement d’Abu Dhabi fait entrer l’institution dans une nouvelle ère. Entre modernisation des infrastructures et recrutement ambitieux, Manchester City s’est doucement mais sûrement imposé comme une place forte du championnat anglais.

Après Roberto Mancini et Manuel Pellegrini, l’arrivée de Pep Guardiola en 2016 a ouvert le chapitre d’un règne quasiment sans partage sur le plan dominical. Irrésistibles, les Citizens ont remporté six des dix titres de champion d’Angleterre en treize ans. Sous Guardiola, le club adopte un jeu ultra-dominant, basé sur la possession et le pressing tout terrain.

Affublés d’une réputation de rouleau compresseur, sur la scène anglaise (six titres) mais aussi européenne, ils ont décroché la première et unique Champions League de leur histoire en 2023 face à l’Inter Milan. Dans ce laps de temps, Manchester City a résisté au regain de forme de Liverpool, mais aussi d’Arsenal, dirigé depuis quelques années par son ancien assistant, Mikel Arteta.

Cependant, les Citizens sortent d’une saison en demi-teinte, éliminés en huitièmes de finale de Champions League par le Real Madrid et terminant sur la dernière marche du podium en championnat, à treize longueurs des Reds. La faute à la blessure longue durée de leur plaque tournante au milieu de terrain, l’Espagnol Rodri (ballon d’or), mais aussi à un mercato d’été globalement manqué.

Pour une équipe qui était hors du top 5 (7e) au soir de la 17e journée, c’est un exploit d’avoir décroché un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Le board de Manchester City a sorti le chéquier dès l’hiver pour ajuster son effectif, avec l’arrivée de Omar Marmoush (Eintracht Francfort) pour plus de 70 millions d’euros, mais aussi du milieu de terrain de Porto, Nico González (60 millions d’euros), et du défenseur central ouzbek, Abdulkadir Khusainov, en provenance du RC Lens (40 millions d’euros).

Et comme si cela ne suffisait pas, l’armada de Pep Guardiola s’est également renforcée lors de la fenêtre de transfert spécialement ouverte en prévision de la Coupe du monde des clubs, avec notamment Tijjani Reijnders (55 millions d’euros), Rayan Aït-Nouri (36 millions d’euros) et Rayan Cherki (36 millions d’euros).

Bref, avec un mercato estival aussi ambitieux, Manchester City se présentera face au WAC avec un effectif certes remodelé, mais revanchard. D’autant que Rodri semble être revenu juste à temps pour disputer la compétition.

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