Le chantier de reconstitution du cheptel national se trouve au cœur de l’agriculture solidaire, dont l’État assume l’intégralité des coûts d’investissement. Il vise à renforcer et à réorienter les projets d’agriculture solidaire, et à renforcer la résilience des petits éleveurs, qui représentent 80% du secteur, à améliorer leurs revenus et à répondre aux défis climatiques.
Lors d’une réunion de la commission des secteurs sociaux tenue ce 18 juin, Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, a fait le point sur les réalisations des projets dans le cadre du programme d’agriculture solidaire à ce jour.
61 projets dédiés à l’élevage validés
Au total, 61 projets dédiés à l’élevage ont été validés, pour une enveloppe budgétaire de 510 millions de DH. Ils concernent 12 régions, 41 provinces et 183 collectivités territoriales.
Le nombre de bénéficiaires de ces projets s’élève à 25.995 personnes, dont 3.020 femmes et 6.398 jeunes.
Ces projets portent sur :
– la création de 101 unités de production d’orge germée, 10 centres d’engraissement pour ovins et caprins, des unités mobiles d’insémination artificielle, 2 unités de valorisation de la laine et 3 unités de production de fourrage pour le bétail ;
– l’achat de 10.486 équipements pour la distribution de fourrage, 8.360 équipements pour l’approvisionnement du bétail et 136 machines pour le broyage des aliments ;
– la plantation de 4.450 hectares d’arbustes fourragers ;
– l’achat et la distribution de 37.637 têtes de bétail (majoritairement des femelles), dont 23.529 ovins, 13.305 caprins, 569 bovins et 234 camélidés ;
– l’achat et la distribution de 963 tonnes de semences de cultures fourragères (semences d’orge, de maïs, de luzerne, etc.) ;
– la création et l’aménagement de 125 points d’eau et de 67 citernes enterrées, ainsi que la distribution de 1.844 citernes souples ;
– la création de 10 groupements d’éleveurs et l’accompagnement de 61 organisations porteuses du projet.
Quatre principaux axes
Ce programme, qui s’étale sur trois ans, est divisé en quatre principaux axes :
– l’acquisition du cheptel (ovins, caprins, bovins et camelins) et des outils de production ;
– l’amélioration de l’accès aux sources fourragères et à l’approvisionnement en bétail, à travers l’amélioration des pâturages (plantation de cultures fourragères) et la création de points d’eau, l’achat de semences de cultures fourragères, la création et l’équipement d’unités pour l’amélioration génétique des ovins et caprins ainsi que la production d’orge germée, la création et l’équipement de points d’eau et l’acquisition de citernes pour l’approvisionnement du bétail ;
– l’amélioration des infrastructures de la filière animale, à travers la création et l’équipement de centres d’engraissement, la création de groupements d’éleveurs ovins et la création et l’équipement d’unités pour l’amélioration génétique des ovins et des caprins ;
– l’intégration économique des jeunes et des femmes.
LIRE AUSSI
https://medias24.com/2025/05/06/un-programme-de-soutien-dedie-aux-petits-eleveurs-en-cours-delaboration/