Trophées Ana Maak : une 4ᵉ édition record pour célébrer l’esprit entrepreneurial marocain
- Quand et pourquoi les Trophées Ana Maak ont-ils été lancés, et quel est le rôle de Dar Al Moukawil dans cette initiative ? Khalid Lakhiari - Directeur du marché...
– Quand et pourquoi les Trophées Ana Maak ont-ils été lancés, et quel est le rôle de Dar Al Moukawil dans cette initiative ?
Khalid Lakhiari – Directeur du marché Commerçants, Artisans, TPE et Entrepreneuriat au sein d’Attijariwafa bank : Pour répondre à cette question, il faut d’abord rappeler l’histoire commune qu’a toujours entretenue Attijariwafa bank avec la petite entreprise depuis plus d’un siècle. Et comme l’a rappelé M. le Président, beaucoup de grandes entreprises actuellement étaient des petites entreprises il y a peut-être 10, 20 ou 30 ans auparavant.
Ce qui a changé, c’est que, depuis une quinzaine d’années, Attijariwafa bank a lancé une offre multidimensionnelle qui s’adapte aux nouveaux besoins de l’époque et est dictée par les nouvelles donnes du 21ᵉ siècle. Puis après, nous avons renouvelé notre pacte avec la TPE en intégrant la dimension d’accompagnement non financier et nous avons lancé les centres Dar Al Moukawil qui ont donné un nouvel élan à cet accompagnement entrepreneurial pour la TPE. Nous avons mis en place des conseillers dédiés et des experts spécialisés.
Le couronnement de tout ce travail s’est cristallisé en 2018 par le lancement des trophées Ana Maak, en mettant sous les projecteurs les idées innovantes et les projets réussis partout au Maroc, pour donner l’exemple à des jeunes et à des porteurs de projets pour qu’ils puissent prendre l’exemple et oser le pas de l’entrepreneuriat.
– Comment se sont déroulées les éditions précédentes des Trophées Ana Maak et quelle est la spécificité de cette quatrième édition ?
Les trophées sont un moment de communion avec l’écosystème entrepreneurial national qui nous permet de mettre en avant les meilleurs projets.
L’événement se déroule en trois étapes. D’abord une étape d’onboarding où on inscrit un maximum de porteurs de projets qui vont pitcher devant des jurys régionaux. Il faut dire que le nombre d’inscrits cette année est très important, puisqu’il dépasse les 11.000. Cela représente trois fois plus que l’édition précédente.
Il y a donc une tournée dans les 12 régions du Maroc où sont sélectionnés les trois premiers au niveau de chaque région. Cela fait donc 36 gagnants au niveau du Royaume.
L’étape finale consiste à faire pitcher les 12 premiers des régions devant un jury composé de personnalités du monde de l’entrepreneuriat, et qui permet de sélectionner les trois gagnants à l’échelle nationale.
En ce qui concerne les nouveautés de cette édition, je peux vous dire que c’est la première fois qu’on donne la parole au public, qui a choisi lui-même à travers les réseaux sociaux son candidat et son projet préféré, qui représente le prix du public.
– Quels critères ont permis de désigner les lauréats de cette édition, et quels prix leur ont été décernés ?
Il faut dire que c’est toujours difficile de choisir entre les projets, surtout que ce sont les 12 qui ont gagné au niveau de leur région. D’après les remontées des membres du jury, les projets sont très intéressants et la compétition était très dure entre les candidats.
Concernant les critères, il y a bien entendu la rentabilité et la viabilité du projet, mais aussi l’innovation et l’impact social et économique local et régional.
Les prix sont allés jusqu’à 100.000 dirhams pour le volet pécuniaire. Mais il n’y a pas que cela. Nous avons prévu d’ouvrir des comptes gratuits pour les lauréats et de les référencer parmi les fournisseurs d’Attijariwafa bank. Par ailleurs, nous allons leur assurer un accompagnement avec les centres Dar Al Moukawil jusqu’à la mise en place et le développement de leur projet.
– Un mot pour encourager ceux qui hésitent encore à se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Actuellement, l’environnement est plus propice que jamais pour entreprendre, pour se lancer dans l’entrepreneuriat. L’importance et la profusion des projets lancés par l’État, par les institutions nationales et internationales vont tous dans le sens de promouvoir l’entrepreneuriat. Tout cet écosystème et toute cette énergie nationale plaident pour un moment privilégié pour se lancer, créer son propre projet et créer son auto-emploi dans les plus brefs délais.