Une nuit, deux univers, un seul choc : celui de la fusion musicale et sensorielle qui a secoué la scène de l’OLM Souissi à Rabat.

Imad Kotbi : l’ADN marocain sous tension électronique

Dès les premières notes, Imad Kotbi a posé le décor : un set fluide, où se mélangent la chaleur du chaâbi digitalisé, des samples trap aux accents gnawa et des nappes électroniques puissantes.

Le DJ casablancais ne se contente pas de mixer ; il construit un paysage sonore où le Maroc moderne se raconte avec fierté. Des morceaux teintés de raï urbain ou d’électro chaâbi, à la croisée de la vibe de Saad Lamjarred, Douzi ou même Khlat Style, ont électrisé les fans, déjà en transe bien avant l’arrivée du headliner.

Afrojack : un séisme électro au laser près

Quand Afrojack surgit sur scène à 22h30, l’atmosphère bascule dans une autre dimension. L’ingénierie sonore est millimétrée : chaque kick de basse est une onde de choc dans la foule, chaque drop soulève un rugissement collectif.

Entouré de faisceaux laser, d’écrans LED synchronisés et d’un light show quasi cinématographique, il enchaîne les tubes planétaires Ten Feet Tall, Turn Up The Speakers, Hey Mama remixés avec des touches plus sombres et nerveuses, flirtant avec la trap et l’EDM undergroung.

Afrojack et Imad Kotbi électrisent l’OLM Souissi pour l’ouverture de Mawazine
Afrojack et Imad Kotbi électrisent l’OLM Souissi pour l’ouverture de Mawazine

Mais ce qui frappe surtout, c’est le choix audacieux de mixer ses classiques avec des inserts de mélodies orientales ou de percussions maghrébines, comme un clin d’œil à son hôte marocain. Le public répond par une frénésie rare : pogo, bras levés, cris, et une énergie constante pendant plus de 90 minutes de set.

Un pont sonore entre deux mondes

L’alchimie fonctionne : entre Kotbi et Afrojack, c’est une conversation entre deux scènes Rabat et Vegas, chaâbi 2.0 et EDM de festival. La sono, d’une précision chirurgicale, n’épargne aucun souffle. Les lumières, en séquences ultra-dynamiques, transforment l’OLM en boîte de nuit à ciel ouvert.

Des jeunes venus de tout le Royaume scandent les refrains, smartphones brandis, pendant que d’autres dansent pieds nus sur le goudron, les yeux rivés sur les écrans géants. Ce n’est pas juste un concert, c’est une immersion, une vague sonore dans laquelle la foule s’est noyée avec bonheur.

La foule vit la musique à plein cœur. Chaque beat fait vibrer les corps, chaque mélodie résonne comme une invitation à se laisser aller. Dans cette ambiance électrique, il n’y a plus de différence entre les générations ou les origines, juste une énergie commune qui unit tout le monde.