La ville de Rabat a vibré, ce samedi 21 juin, au rythme du hip-hop new-yorkais. Devant une foule électrisée, l’icône du rap des années 2000, 50 Cent, a revisité ses plus grands classiques avec une intensité intacte.
Dès les premières notes de « In Da Club », l’ambiance est montée d’un cran. Le public, majoritairement jeune mais visiblement connaisseur, s’est immédiatement laissé emporter, reprenant le célèbre refrain en chœur dans une ferveur quasi religieuse.
Avec son trio complices, 50 Cent a enchaîné les tubes comme « P.I.M.P. », « Candy Shop », « 21 Questions » ou encore « Many Men », dans une scénographie sobre mais percutante, portée par un jeu de lumières précis. Chaque morceau était accueilli par une clameur, comme une madeleine sonore pour toute une génération.

L’un des moments les plus forts de la soirée est survenu lorsque l’artiste a tenu à rendre hommage à Pop Smoke, figure montante du rap américain tragiquement disparue. Sous une lumière bleue, 50 Cent a diffusé un extrait de « The Woo », salué par une ovation émue du public. Une parenthèse solennelle, en contraste avec l’énergie du reste du show, mais qui a su toucher les cœurs.
Tout au long de la performance, l’artiste est resté fidèle à lui-même : direct, charismatique et généreux sur scène. Sa voix grave, sa présence imposante et sa gestuelle assurée ont rappelé pourquoi il reste l’un des poids lourds du hip-hop mondial. Sans artifices, juste l’essentiel : lui, ses morceaux, et une scène qu’il domine naturellement.
Le public marocain ne s’y est pas trompé. Entre les flashs des téléphones, les cris d’admiration et les bras levés, c’est tout un parterre de fans conquis qui a accompagné 50 Cent jusqu’aux dernières minutes du concert.
De son vrai nom Curtis Jackson, 50 Cent a rappelé qu’il n’était pas simplement une légende du passé, mais qu’il est encore et toujours un maître de la scène.