À l’instar des deux premiers adversaires du Wydad Athletic Club dans le groupe G de la Coupe du monde des clubs, son dernier opposant, Al-Aïn, le jeudi 26 juin, sort d’un exercice 2024-2025 qui ne restera pas dans les annales du club.
Pis, contrairement à Manchester City (6-0) et à la Juventus (5-0), contre lesquels Al-Aïn a concédé de cuisantes défaites, l’équipe phare de l’Émirat d’Abu Dhabi a fini le championnat hors des places continentales (5e).
Un véritable camouflet pour une institution qui prône l’excellence à tous les niveaux. « Depuis sa création, la vision du Club sportif et culturel d’Al-Aïn (AASCC) a toujours été de viser un succès inégalé », assure, sur le site du club, son président, Hazza bin Zayed Al Nahyan. L’AASCC, qui a vu le jour en 1968 dans la ville d’Al-Aïn, à l’est de l’Émirat d’Abu Dhabi, est composé de trois entités :
– la société du club de football d’Al-Aïn (FC) ;
– la société des jeux sportifs du club d’Al-Aïn (AACSGC) ;
– la société d’investissement du club d’Al-Aïn (AACIC).
Malgré cette organisation structurée, le club le plus titré du championnat émirati (14, dont le dernier en 2022) n’a pas su capitaliser sur une saison 2023-2024, marquée par une deuxième Ligue des champions asiatique, plus de vingt ans après son premier sacre dans la compétition.
Mais la dynamique positive ne s’est pas maintenue lors de l’édition suivante. Sur les 12 équipes de son groupe en LDC, Al-Aïn a fini dernier, concédant six défaites et deux nuls. La faute à une défense qui a pris l’eau (22 buts encaissés) et à une attaque en berne (11 buts marqués).
Au-delà de la baisse de régime de certains joueurs, c’est le manque de stabilité sur le banc qui a fragilisé le projet sportif. En moins d’un an, trois entraîneurs se sont succédé, chacun avec une philosophie différente, empêchant l’équipe de trouver une véritable continuité.
Car après Hernán Crespo, illustre avant-centre argentin des années 2000, c’est le coach lusitanien Leonardo Jardim qui a pris les commandes du club. Environ six mois plus tard, l’ancien entraîneur, champion de France avec l’AS Monaco, a été remercié au profit du Serbe Vladimir Ivić.
« Je ne suis pas ici depuis longtemps, donc la priorité est de corriger les erreurs du passé et celles du quotidien. Nous essayons de donner le meilleur de nous-mêmes chaque jour à l’entraînement, de rester concentrés. C’est vraiment là-dessus que nous travaillons », a-t-il récemment déclaré dans un entretien accordé à la FIFA.
Au-delà de la piètre prestation de ses joueurs lors du Mondial des clubs, le moins que l’on puisse dire, c’est que le technicien serbe a encore du pain sur la planche. Il pourra notamment s’appuyer sur de nouveaux joueurs qui donnent à son effectif une saveur marocaine.

En plus de Laba Kodjo, avant-centre passé par la Renaissance Sportive de Berkane, Soufiane Rahimi a vu son petit frère, Houcine, débarquer cet été en provenance du Raja Athletic Club pour environ 600.000 euros, selon TransfertMarkt. Nassim Chadli est revenu d’un prêt au WAC, alors que Mehdi Moubarek est également attendu début juillet (retour de prêt).
La communauté marocaine et africaine d’Al-Aïn s’agrandit également avec les défenseurs centraux Yahya Benkhalek (Fath Union Sport), transféré pour environ 700.000 euros, toujours selon TransfertMarkt, et Rami Rabia (Al Ahly), arrivé libre. Des recrutements ciblés, censés améliorer les performances de l’équipe dans les deux surfaces de réparation.
Pour le moment, l’alchimie n’a pas encore pris. L’occasion pour le Wydad de sortir la tête haute de la Coupe du monde des clubs, en réalisant un résultat positif contre un club à l’effectif en pleine reconstruction.