Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, le déficit commercial du Maroc atteint 133,1 milliards de dirhams à fin mai 2025 (+15,1 % sur un an), sous l’effet d’une hausse des importations (+7,4 %) et d’une progression limitée des exportations (+2,8 %). Le secteur automobile subit une cinquième baisse consécutive, pesant sur les exportations.

Exportations : le secteur automobile ralentit

Les exportations ont progressé de manière limitée, atteignant 198,6 milliards de dirhams (+2,8 %), avec des performances variées selon les secteurs :

  • Le secteur automobile, longtemps pilier des exportations marocaines, a enregistré une baisse de 4 %, totalisant 64,7 milliards de dirhams. Ce déclin s’explique par :
    • La chute du segment de la construction : -16,2 %, soit une perte de 4,8 milliards de dirhams.
    • Le segment des véhicules finis : recul de 6,8 %.
    • Le câblage automobile : une légère hausse de +3,2 % (+759 millions de dirhams).
  • Phosphates et dérivés : hausse de 18,1 %, soutenue par les engrais naturels et chimiques (+14,8 %).
  • Aéronautique : croissance de 10,5 %, tirée par l’assemblage (+10,3 %) et les systèmes EWIS (+11,3 %).
  • Agriculture et agroalimentaire : légère augmentation de 2 %, bien que l’industrie alimentaire ait reculé de 6,3 %.
  • Automobile : recul de 4 %, en raison de la baisse marquée du segment de la construction (-16,2 %), partiellement atténuée par la hausse du câblage (+3,2 %).

Importations : en hausse de 7,4 %

Les importations ont atteint 331,7 milliards de dirhams, soutenues par plusieurs catégories :

  • Produits finis d’équipement : +12,4 %, avec une augmentation notable des parties d’avions (+25,6 %) et des voitures utilitaires (+27,6 %).
  • Produits bruts : +24,7 %, principalement grâce aux hausses des importations de soufre (+49,7 %) et de ferraille (+44,2 %).
  • Produits alimentaires : +7,7 %, portés par l’achat accru d’animaux vivants (+53,8 %) et de maïs (+29,2 %), bien que les importations de blé aient reculé de 8,3 %.
  • Facture énergétique : baisse de 6,5 %, attribuée à une réduction des achats de gas-oils et fuel-oils (-14,6 %).
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