L’article publié dans The Telegraph, dont l’auteur est l’ancien conseiller militaire Robert Clack, avance que les options de représailles directes de l’Iran sont désormais limitées, une grande partie de ses capacités militaires conventionnelles ayant été « décimées » par les récentes frappes israéliennes.

Face à cet affaiblissement, le journal estime que « les Iraniens se tourneront de plus en plus vers leurs capacités non conventionnelles », c’est-à-dire leurs groupes affiliés à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Bien que ses alliés traditionnels comme le Hezbollah et les Houthis aient subi des pertes, l’auteur souligne que les Houthis peuvent être « facilement redéployés sous contrôle tactique iranien » pour menacer à nouveau les routes maritimes de la mer Rouge. Une telle action provoquerait une « nervosité sur les marchés financiers et une instabilité mondiale », un terrain sur lequel, selon l’article, « les Iraniens excellent ».

C’est dans ce contexte que l’analyse met en lumière un acteur potentiellement plus dangereux, car moins connu à l’international : le polisario. Robert Clark le décrit comme une « milice marxiste soutenue par l’Iran et le Hezbollah » et le qualifie « d’organisation terroriste qui lance des attaques contre le Maroc » au nom de la souveraineté sur le territoire du Sahara.

De plus, l’auteur de l’article établit un lien idéologique clair entre le groupe et l’axe de la résistance iranien, rapportant que le chef du polisario a « salué l’attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 » et « envisage un front unifié s’étendant de l’Iran à Gaza et au Sahara ».

L’armement du polisario par l’Iran est présenté comme un fait avéré, avec l’évocation de l’attaque terroriste dont a été la cible la ville de Smara le vendredi 29 juin : « La semaine dernière, ils ont utilisé cet arsenal pour attaquer des civils à proximité d’un camp de l’ONU au Maroc ».

Un appel à l’action à destination de l’Occident

Face à cette menace, l’auteur émet un appel ferme à l’action. « Ne vous y trompez pas : le Royaume-Uni est également fermement dans le viseur des ayatollahs iraniens pour une vengeance ».

Rappelant que des membres du Congrès américain ont déjà agi pour inscrire le polisario sur la liste des organisations terroristes, le Royaume-Uni doit selon lui faire de même.

Après avoir soutenu le plan d’autonomie du Maroc, le Royaume-Uni doit agir pour protéger « son allié marocain, son partenaire les États-Unis, et ses propres intérêts de sécurité nationale en désignant le polisario comme une organisation terroriste ».