La saison à venir est charnière pour le football marocain. Entre l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la participation quasi assurée des Lions de l’Atlas au Mondial 2026, le Royaume ambitionne de renforcer durablement sa place parmi les grandes nations du ballon rond, aussi bien sur le terrain qu’en coulisses.
Dans un entretien accordé au journal L’Équipe, Fouzi Lekjaa a insisté sur l’importance stratégique et symbolique d’accueillir la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations. « Dans le cadre de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’organisation de la CAN est l’occasion pour le Royaume du Maroc de raviver la mémoire collective autour de sa culture et de sa civilisation millénaire. Et de démontrer, par la même occasion, l’ampleur des potentialités de l’Afrique », a expliqué M. Lekjaa.
En matière d’organisation, le président de la FRMF promet une édition de la CAN « qui n’aura rien à envier à la Coupe du monde ou à la Coupe d’Europe. Les conditions de préparation et d’entraînement pour les 24 équipes seront optimales. Les neuf stades sont prêts et répondent aux normes internationales. Deux d’entre eux, le stade Prince Moulay-Abdellah à Rabat et le stade Ibn-Batouta de Tanger, accueilleront d’ailleurs la Coupe du monde 2030″, a-t-il précisé.
Dans un pays où l’hospitalité est une valeur cardinale, l’accueil des supporters étrangers est une priorité. Cela concerne tout particulièrement la communauté algérienne. « Sa Majesté le Roi a rappelé que le Maroc a toujours été un pays d’accueil pour les Algériens. Sur notre territoire, de nombreuses familles algériennes vivent et témoignent de la qualité de cette cohabitation », a souligné Fouzi Lekjaa.
« La sélection algérienne, les supporters venus d’Algérie ou des quatre coins du monde, seront reçus dans un pays qui leur a toujours réservé un accueil chaleureux », ajoute-t-il.
Comme l’avait expliqué Fouzi Lekjaa dans un entretien exclusif accordé à Médias24, le football marocain n’entend plus censurer ses ambitions, surtout après l’exploit historique d’avoir atteint la demi-finale du dernier Mondial.
L’idée est que cela devienne désormais la norme. D’autant plus que les équipes nationales ne manquent pas de talent, à l’image des Lions de l’Atlas. « Nous disposons d’un groupe de joueurs de très haut niveau et du potentiel nécessaire pour conquérir cette CAN, la deuxième après celle remportée en 1976. Nous ne sommes pas dans le rêve, mais dans une ambition légitime », affirme le président de la FRMF.
Mais la rançon de cette gloire incomplète, c’est l’évolution du regard des adversaires, qui ne prennent plus le Maroc à la légère. La concurrence est désormais plus féroce, sur le terrain comme en dehors, notamment pour attirer les joueurs binationaux.
« Il faut faire la différence entre la nationalité en tant que telle et la nationalité sportive. Le choix sportif se fait en fonction du projet de chaque pays, de l’ambition du joueur et de celle du pays. Il faut respecter cela. Mais cela n’impacte en rien les origines non choisies par le joueur », souligne Fouzi Lekjaa, qui affirme ne nourrir aucun regret concernant Lamine Yamal en particulier.
« Dans la vie, il y a des bonnes et des mauvaises surprises. Nous souhaitons bonne chance à Lamine Yamal. Plus il prospérera, plus il donnera l’exemple aux jeunes Marocains. Sa famille, j’en suis certain, revient fréquemment au pays pour passer des vacances parmi les siens. Les Marocains sont fiers et resteront fiers, c’est cela le fair-play qui nous caractérise », conclut-il.