L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a organisé, du 30 juin au 2 juillet 2025 à Rabat, la 23ᵉ session de l’Institut francophone de la régulation financière (IFREFI). L’événement s’est ouvert par une conférence internationale sur le thème « Financement des infrastructures : enjeux et rôle des marchés de capitaux ».
Rendez-vous majeur de la régulation financière francophone, cette 23ᵉ session a réuni les autorités de supervision des marchés de capitaux de l’espace francophone autour de trois temps forts : une conférence internationale, la réunion des présidents des autorités membres de l’IFREFI, ainsi qu’un séminaire technique, indique un communiqué de l’AMMC.
Une conférence internationale dédiée au financement des infrastructures
Organisée par l’AMMC à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat, la conférence d’ouverture a réuni régulateurs, experts internationaux, acteurs du marché des capitaux et professionnels du secteur.
Les échanges ont porté sur les défis et opportunités liés au financement des infrastructures, considéré comme un levier essentiel de développement économique, notamment dans les pays émergents.
Quatre panels thématiques et plusieurs interventions de haut niveau ont permis d’aborder des sujets tels que les modèles de financement innovants, les mécanismes de mobilisation des marchés, la participation des investisseurs particuliers aux projets d’infrastructure, ainsi que le rôle des marchés dans le financement d’investissements productifs et durables.
Dans son allocution, Nasser Seddiqi, directeur du pôle Métier à l’AMMC, a souligné que « l’investissement en infrastructures constitue un enjeu stratégique majeur. Des infrastructures modernes et durables sont nécessaires pour soutenir le développement économique, accompagner la croissance démographique et l’urbanisation de nos sociétés « .
« En tant que président de l’OICV, je suis aussi convaincu que c’est par le dialogue et la concertation que nous parvenons à établir des standards minimums communs, qui répondent collectivement à des risques communs. Les normes internationales, telles que celles de l’OICV, fournissent des bases solides nécessaires au développement économique, ce qui permet d’atténuer la fragmentation réglementaire, au profit d’une allocation efficace du capital et en tenant compte des innovations financières », a pour sa part déclaré Jean-Paul Servais, président de l’Autorité belge des services et marchés financiers et président de l’IFREFI.
Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’Autorité des marchés financiers de France et secrétaire de l’IFREFI, a quant à elle salué la qualité des échanges. « Dans le cadre de cette conférence internationale organisée par l’AMMC, nous avons eu des échanges très instructifs avec la communauté de régulateurs francophones de l’IFREFI et de nombreuses parties prenantes du secteur privé marocain sur le financement des investissements productifs et des infrastructures. Pour ce faire, il nous faut mobiliser plus efficacement les marchés de capitaux et l’épargne abondante des ménages. En Europe, c’est tout le sens du projet d’union de l’épargne et de l’investissement : c’est le grand projet de notre génération, après le passage réussi à l’euro, et l’AMF y apporte tout son soutien ».
Créé en 2002 à Rabat, l’IFREFI regroupe aujourd’hui près d’une trentaine d’autorités de régulation des marchés financiers de l’espace francophone. L’Institut œuvre à renforcer la coopération entre ses membres, à promouvoir l’échange d’expertises et à accompagner l’émergence de marchés de capitaux transparents, efficients et intégrés, ajoute le communiqué.