Dans une ambiance à la fois sérieuse et animée, Inwi a réuni développeurs et acteurs du numérique autour du jeu vidéo, un levier d’avenir pour le Maroc. Intitulé « Gaming Made in Morocco« , le workshop avait pour objectif de valoriser un secteur encore émergent, mais plein de promesses.

Avec près de 8 millions de joueurs réguliers âgés de 13 à 25 ans, et un bassin de 15 millions de gamers occasionnels, le Maroc s’impose comme un terrain fertile pour l’industrie vidéoludique. Inwi l’a bien compris : depuis plus de dix ans, l’opérateur investit dans cet univers en soutenant des jeux 100% marocains (Ronda, Trombiya, La3bin), et en développant une plateforme riche de plus de 400 jeux accessibles sur abonnement.

Mais l’ambition va plus loin. Il ne s’agit pas seulement de divertir, mais de faire du gaming un outil éducatif, social et économique. « Le gaming est un support puissant au service de l’éducation. Il facilite l’acquisition de savoirs complexes grâce à des mécanismes ludiques », a expliqué Brahim Amdouy, responsable communication chez Inwi.

Inwi accompagne également les talents à travers des initiatives comme le Inwi Challenge sur Minecraft, où les compétences en créativité et en logique sont sollicitées dans des cadres pédagogiques. Des partenariats avec les ministères de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur viennent renforcer cette vision d’un écosystème « structuré, formateur et inclusif ».

Moment fort de l’événement : la remise des prix du concours national de création de jeux vidéo.

Le premier prix a été attribué à Trichroma, développé par des étudiants de l’Université Cadi Ayyad.

Le deuxième prix est revenu à Skhira Game, présenté par l’Université Hassan II de Casablanca. Enfin, Sheep With Guns, conçu par des étudiants de SUPEMIR, a décroché la troisième place.

Selon les prévisions présentées lors de l’événement, le marché mondial du jeu vidéo, estimé à 221 milliards de dollars en 2024, pourrait atteindre 670 milliards en 2032, confirmant son statut de moteur économique majeur. Une dynamique que le Maroc entend bien accompagner.