100%. C’est le taux de réussite obtenu au baccalauréat par le groupe Elbilia International durant l’année scolaire 2024-2025. Fondé il y a plusieurs années, le groupe repose sur trois piliers essentiels : l’environnement d’apprentissage, la qualité des enseignants et la qualité du leadership éducatif, qui contribuent à l’amélioration continue de l’ensemble du dispositif pédagogique.
Dans un entretien avec Médias24, Mohsen Ojja, directeur général du groupe Education Development Company (EDC), filiale d’Al Mada, en charge du réseau Elbilia International, revient sur les clés de ce taux de réussite. Il détaille la pédagogie mise en place au sein des écoles Elbilia ainsi que les infrastructures dont bénéficient les élèves, conçues pour favoriser un apprentissage de qualité.
Nommé DG d’EDC en avril dernier, après près de 20 ans d’expérience dans le secteur de l’éducation, notamment au Royaume-Uni, M. Ojja évoque également quelques nouveautés prévues pour la prochaine rentrée, pour accompagner les élèves dans un monde en pleine transformation. Il insiste aussi sur le rôle central de l’enseignant dans la vie d’un élève. Son ambition : « faire du réseau Elbilia un groupe de référence d’éducation privée au Maroc, avec une forte identité marocaine, mais tourné vers le monde et adapté aux besoins du futur« .
Un résultat qui traduit l’efficacité du nouveau modèle éducatif du groupe
Elbilia International propose un enseignement trilingue, de la maternelle au baccalauréat. La première promotion de bacheliers formés selon le nouveau modèle pédagogique du groupe a enregistré un taux de réussite de 100% au baccalauréat durant l’année scolaire 2024-2025. Un résultat qui illustre selon notre interlocuteur, l’efficacité des choix pédagogiques opérés ces dernières années.
Son directeur général se dit fier de ce résultat pour la première cohorte de bacheliers. « C’est le fruit d’un effort d’équipe, mais aussi le reflet d’une approche fondée sur notre nouveau modèle de développement, établi il y a trois ans », souligne Mohsen Ojja.
Au-delà des résultats, Elbilia International se distingue aussi par des infrastructures pédagogiques et sportives de très haut niveau. « Nos établissements bénéficient d’une infrastructure de très haute qualité », précise-t-il. « Nos élèves ont accès à des facilités et des infrastructures exceptionnelles, comparés aux standards auxquels je suis habitué, notamment en Angleterre ».
Les équipements dont dispose le groupe « permettent aux étudiants de se développer dans un cadre très agréable, stimulant et avec des attentes au niveau de l’excellence académique, basée sur une approche pédagogique adaptée à leurs besoins ».
L’environnement, la qualité des enseignants et celle du leadership sont les trois piliers sur lesquels repose l’éducation
« Notre vision, c’est de continuer à nous développer pour offrir à nos élèves et leurs familles toutes les opportunités de réussite ». Et Mohsen Ojja de préciser : « dans nos établissements, les classes sont très modernes. Nous avons accès à des technologies de pointe, comme les tableaux interactifs« , qui enrichissent l’expérience d’apprentissage.
« D’un point de vue équipements sportifs, on dispose de piscines et de terrains sportifs, et l’espace est vraiment très grand. Comparé aux établissements privés classiques, on est loin du modèle de la villa ou de l’immeuble transformé en école. On parle de beaucoup de superficie et d’un cadre très agréable d’un point de vue campus », ajoute-t-il.
Pour le nouveau directeur d’EDC, l’environnement d’apprentissage, la qualité des enseignants et le leadership éducatif sont les piliers de la réussite pour le groupe. « C’est à travers ces trois éléments que l’on peut contrôler la qualité de l’éducation », estime M. Ojja.
Un centre de formation pour la création de contenus dès septembre prochain
L’excellence académique est un objectif partagé, mais pour la concrétiser, il faut aller bien au-delà du simple programme scolaire traditionnel, d’après Mohsen Ojja. A Elbilia International, « on s’assure que nos élèves réussissent les matières. C’est le b.a-ba de l’éducation. Mais au-delà, on leur offre des opportunités pour qu’ils développent leurs compétences techniques et technologiques ».
« On offre notamment des opportunités extracurriculaires à travers nos Fab Labs, par exemple, où on permet aux étudiants d’utiliser des technologies de pointe, comme les imprimantes 3D ou d’autres technologies, et à s’investir et à développer leurs compétences au-delà du curriculum classique », explique notre interlocuteur.
« Quand je parle du curriculum classique, c’est la classe en face d’un enseignant. C’est très important, c’est le minimum, mais nous on va au-delà. On est constamment en réflexion. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on lance, à partir de septembre prochain, un centre de formation pour la création de contenus ouverts à nos élèves ».
Notre ambition est que nos bacheliers atteignent un niveau B2 ou C1 en anglais
« On est tout à fait conscient que les réseaux sociaux et les nouvelles technologies sont là quasiment pour l’éternité. Pour aider nos élèves, les accompagner, les responsabiliser et les sensibiliser, on mettra à leur disposition ce centre de formation pour développer leurs compétences techniques, les sensibiliser aux éléments légaux, et développer leur créativité et leur innovation. Tout ceci leur permettra de s’adapter à un monde qui change. D’un point de vue pédagogique, c’est là où s’inscrit notre différenciation ».
Outre cette différenciation sur le plan pédagogique, Elbilia International mise sur une approche linguistique ambitieuse, alliant trilinguisme et standards internationaux, pour préparer ses élèves aux exigences des études supérieures à l’étranger.
Mis à part la maîtrise du français et de l’arabe, « notre ambition est que nos bacheliers atteignent un niveau B2 ou C1 en anglais à leur réussite au bac, ce qui leur ouvre les portes des universités anglo-saxonnes« .
« On vit dans un monde global, interconnecté, où l’internationalisation s’impose. Nos élèves parlent anglais ou veulent le parler. Il y a donc un engouement pour cette langue qui se développe chez eux de façon naturelle ».
Internationalisation du modèle Elbilia : pourquoi pas, si les conditions s’y prêtent
« Notre ambition est de créer un groupe de référence d’éducation privée au Maroc », souligne notre source, « avec une forte identité marocaine, mais tourné vers le monde et adapté aux besoins du futur. Il faut qu’on contribue à l’amélioration du secteur ».
Par ailleurs, sans en faire une priorité immédiate, le DG ne ferme pas la porte à une éventuelle internationalisation du modèle Elbilia, si les conditions s’y prêtent.
« Je ne dirais pas que c’est notre ambition prioritaire », nous explique Mohsen Ojja « mais pourquoi pas ? Si on a un modèle qui marche et qu’il y a une demande, et qu’on se doit d’assister ou de contribuer à d’autres secteurs, pourquoi pas ? », ajoute-t-il. Une question qui relève d’abord des actionnaires évidemment.
« L’éducation est universelle, ainsi que les principes directeurs de l’éducation. On ne peut jamais aller au-delà de la qualité de l’enseignant conforme et on ne peut jamais être beaucoup plus efficace que les leaders conformes. Donc, si on a un modèle qui marche et que certaines personnes ou certains pays sont intéressés, je suis sûr qu’on serait d’accord pour échanger ».
« On ne produit pas des voitures, on travaille dans l’humain »
M. Ojja, qui se considère à la fois comme manager et leader, estime que la réussite se construit dans la durée. C’est un parcours de long terme, où les parents sont invités à faire confiance aux professionnels, tout en accompagnant leurs enfants au quotidien.
Et d’expliquer : « les leaders sont guidés par un fort sens de moralité ou de valeur. Les managers, eux, ont tendance à être beaucoup plus confortables dans un cadre. Et donc je suis obligé de faire les deux ».
En ce qui concerne les parents, le DG d’EDC souligne que « dans le contexte marocain, j’ai remarqué depuis mon arrivée qu’il y a beaucoup d’attente et d’angoisse liées à la réussite de l’élève. Je dirais que l’éducation c’est toute une vie ».
« On parle de 15 à 16 ans d’apprentissage. Durant cette période, il va y avoir des hauts et des bas. Mon souhait est donc que les parents adoptent une approche de confiance avec les écoles, avec le système, et croire en notre capacité à nous adapter aux aléas de la vie ».
L’enseignant a un rôle primordial dans la vie d’un élève
« Je ne demande pas aux parents de baisser leurs attentes », ajoute-t-il. « Mais la réussite d’un élève au baccalauréat ce n’est pas ce qui s’est passé en deuxième année. C’est plutôt le cumul de ce qui s’est passé depuis le jour où il a commencé ses études, y compris ses échanges avec ses enseignants et les interactions avec ses parents et ses amis…, qui culminent sur cette belle réussite ».
« C’est vrai qu’il y a des éléments essentiels qui se passent dans cette deuxième année, notamment la préparation, l’examen, etc., mais l’éducation c’est toute une complexité d’interactions. Je demande donc aux parents de ne pas toujours avoir cette angoisse liée à la réussite et de faire confiance aux professionnels ».
« En tant que groupe, Elbilia International s’ancre dans une perspective de professionnalisation du métier. On veut valoriser le travail des enseignants. Moi-même j’étais enseignant. Jusqu’à novembre dernier, j’avais une classe d’élèves où j’enseignais en tant que PDG [d’un groupe éducatif en Angleterre, NDLR], parce qu’on avait du mal à recruter. J’étais disponible pendant une demi-journée, et je me suis porté volontaire pour enseigner. Je pense que ce qu’on doit faire, c’est de renforcer et valoriser le travail de nos professionnels, ce qui améliorera la confiance des parents et leur permettra d’être plus rassurés par rapport à ce qui se passe lorsqu’ils ne sont pas là« .
« Notre ambition est de maintenir le taux de réussite de 100%. C’est un engagement envers les familles. Si elles nous font confiance pour préparer leurs enfants pour une belle vie, on s’engage alors pour assurer leur réussite. Toutefois, si on n’atteint pas les 100%, il faut comprendre qu’on ne produit pas des voitures. Renault ou Peugeot ont un modèle à suivre, alors que nous, on travaille dans l’humain ».
Un parallèle avec la formation des sportifs d’élite ?
« En effet », répond M. Ojja. « Ce qui m’a guidé dans toute ma carrière c’est le taux de réussite qui a été publié aujourd’hui dans mon ancien groupe en Angleterre. C’est exactement la même logique. Le résultat qu’on voit pour les athlètes et les sportifs d’élite n’est qu’une toute petite partie de leur parcours, qui est très long. Il y a beaucoup d’échecs, de douleurs, de difficultés, et d’entraînements ».
Et Mohsen Ojja de conclure : « Il faut juste sensibiliser et accompagner les équipes pour comprendre qu’un enseignant a un rôle primordial dans la vie d’un élève ou d’une élève, et qu’il ou elle se doit de s’inscrire dans cette perspective d’amélioration continue. Et nous, en tant que groupe, on doit les soutenir, les suivre et les aider. C’est notre engagement pour toutes nos parties prenantes ».
















