Premier du groupe A de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2024, le Maroc ambitionne de conforter sa position le samedi 12 juillet, lors de la 3ᵉ journée face au Sénégal. Une victoire sur la pelouse du stade olympique de Rabat assurerait aux Lionnes de l’Atlas de se qualifier pour le second tour et, surtout, d’hériter d’un adversaire abordable.
Même si, en réalité, quel que soit le futur opposant de l’équipe nationale en quart de finale, ce ne sera pas gagné d’avance. « La phase de groupes de la dernière Coupe d’Afrique des nations diffère de cette édition. Les adversaires sont plus forts qu’auparavant. Les niveaux entre les équipes sont très rapprochés. Comme on l’a vu hier entre le Botswana et le Nigeria”, prévient Jorge Vilda, ce vendredi 11 juillet, lors de la conférence d’avant-match.
Le sélectionneur national fait sans doute allusion aux difficultés rencontrées par les Nigérianes face à la modeste équipe du Botswana, du moins sur le papier. Car le Nigeria n’a réussi à l’emporter qu’à la toute fin du temps réglementaire.
Sur le fond, le plus important pour Jorge Vilda n’est pas d’entrer dans un combat physique avec ses adversaires, car ce serait perdu d’avance. « Lorsqu’on rencontre des équipes comme la Zambie et la République démocratique du Congo, leur organisation défensive nous rend la tâche beaucoup plus difficile. En plus de leurs qualités athlétiques », a-t-il souligné.
« Pour contrer ce déficit physique, on essaye d’améliorer notre expression collective. C’est par cette manière que nous allons réussir à progresser et offrir de meilleures prestations à l’avenir ».

Pour l’entraîneur espagnol, ce n’est qu’une question de temps avant que ses joueuses ne récoltent le fruit d’un travail entamé il y a plusieurs mois. « Nous avons modifié notre style de jeu pour le rendre plus attractif aux yeux du public. On veut qu’il ressente une progression dans nos prestations par rapport à la dernière Coupe du monde et à la CAN », affirme-t-il.
D’ailleurs, la capacité de Ghizlane Chebbak et de ses coéquipières à se créer des occasions rassure leur sélectionneur. “Je suis confiant pour la suite, car même avant le début de la compétition, nous avons toujours réussi à nous créer plusieurs occasions”, précise-t-il.
Avant de boucler la phase de groupes face au Sénégal, le Maroc a inscrit six buts en deux rencontres. En même temps, Khadija Er-Rmichi est allée récupérer le ballon au fond de ses filets à quatre reprises.
Autrement dit, la réussite des Lionnes de l’Atlas dans cette CAN dépendra non seulement de leur capacité à améliorer leur expression collective, mais aussi et surtout de leur comportement sans le ballon. L’autre élément crucial sera la récupération.
« Nous avons joué mercredi soir et nous devons remettre ça samedi. Donc il va falloir faire très attention à la manière dont les joueuses récupèrent. Pour l’instant, elles sont toutes aptes à disputer la rencontre contre le Sénégal », conclut le sélectionneur national.