Utilisant la métaphore sportive, M. Lecourtier a décrit la relation maroco-française comme une partie jouée sur la « pelouse » de l’ambassade, marquée par des « temps si forts ».
Après la visite d’État du Président de la République en octobre dernier, à l’invitation du Roi Mohammed VI, et un « échange mémorable » de lettres en juillet 2024, l’ambassadeur a souligné que les deux chefs d’État ont posé les bases d’une ambition commune : « Ensemble, Maroc et France, nous n’avons pas peur de l’ambition. Nous sommes résolus à « faire grand » ».
Ce « nouveau livre de la relation », a-t-il promis, trouvera « dans les faits sa traduction concrète ».
Le point d’orgue du discours a sans doute été l’annonce d’une nouvelle posture française sur le Sahara marocain. M. Lecourtier a affirmé que « la France a joint le geste à la parole » en étendant sa coopération à tous les domaines dans les provinces du sud : éducation, culture, économie, et visas.
« Dès cette année, les résidents des provinces du Sud auront accès aux mêmes services, aux mêmes appuis de notre part que ceux des autres régions marocaines », a-t-il déclaré.
Réception du #14juillet à la Résidence de 🇫🇷, avec plus de 2700 invités présents. L’ambassade de France a eu l’honneur d’accueillir Monsieur Mohamed Saad Berrada, @MENPSGOV et Madame @AmalElfallah @Ministere_TNRA. pic.twitter.com/qOqYXHggus
— La France au Maroc 🇫🇷🇪🇺 (@AmbaFranceMaroc) July 14, 2025
Sur le plan international, l’engagement est tout aussi ferme. « Je peux aussi vous assurer que la France ne ménage et ne ménagera aucun effort pour faire partager sa conviction que le présent et l’avenir des provinces du Sud s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », a-t-il martelé.
Une « communauté de destin » face aux « architectes du chaos »
Face à un « monde livré aux architectes du chaos » et à une Europe « hantée par le spectre de l’étranger », M. Lecourtier a positionné l’axe Paris-Rabat comme une « voix spécifique à faire entendre » et a un « rôle particulier à jouer ». Il a décrit la relation comme une « communauté de destin » nourrie par « l’énergie, le génie et la nécessité des hommes et des femmes du Maroc et de France ».
Évoquant les crises mondiales, de Gaza à l’Ukraine en passant par le Soudan, il a réaffirmé l’attachement commun à la « primauté du droit » et à l’ « impératif du multilatéralisme« , tout en rappelant que « les réponses militaires produisent rarement les effets recherchés ».
Le Maroc, une « Chance » pour l’Europe et l’Afrique
L’ambassadeur a conclu en soulignant la position géostratégique unique du Maroc. « Quelle chance pour l’Europe d’avoir le Maroc comme voisin ! Quelle chance nous avons d’avoir le Maroc en Afrique ! » a-t-il lancé, qualifiant le continent africain de « continent de tous les possibles ».
Reconnaissant l’atout exceptionnel que représentent les binationaux et les alumni marocains de l’enseignement français, il a remercié l’assistance d’être « la sève, l’encre et les plumes du Grand Livre » de cette relation renouvelée.
Dans une dernière métaphore, il a comparé l’élan franco-marocain à un « pack qui nous emporte de manière irrésistible vers l’avant, et vers le but », avant de conclure par un vibrant : « Vive la France, Vive le Maroc, et vive l’amitié franco-marocaine ! ».